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Le gouvernement syrien "a peur" du Comité constitutionnel chargé par l'ONU de réviser sa Constitution et se prépare à faire échouer sa mission, qui doit débuter la semaine prochaine à Genève, a déclaré vendredi un représentant américain.
Après de longs mois de tractations, l'ONU a réussi à former ce Comité de 150 membres représentant à parts égales le régime de Damas, l'opposition et la société civile syrienne.
Ce comité doit réviser la Constitution et ouvrir la voie à des élections afin de mettre fin à une guerre qui a fait plus de 370.000 morts depuis 2011. Mais pour le gouvernement syrien, il est hors de question de rédiger une nouvelle Constitution.
De passage à Genève en prévision de la première réunion du comité, l'envoyé spécial des Etats-Unis pour la Syrie, James Jeffrey, a déclaré aux journalistes que le régime du président Bachar el-Assad s'efforçait activement de faire dérailler ce processus.
"Le volume d'efforts que le gouvernement syrien a déployé pour l'empêcher d'avoir lieu est pour nous un bon indicateur que le gouvernement a peur que cette assemblée, avec l'impulsion politique qu'elle va donner, aille à l'encontre de son désir de parvenir à une victoire militaire totale", a-t-il dit.
"Nous sommes bien conscients des mesures qu'ils essaient de prendre pour la rendre aussi inefficace que possible", a-t-il ajouté. C'est l'émissaire de l'ONU sur la Syrie, Geir Pedersen, qui est le véritable artisan de cette réunion qui doit débuter le 30 octobre.
Parlant d'"opportunité historique", il a rappelé jeudi que "c'est la première fois" en huit ans et demi de conflit syrien que le gouvernement et l'opposition "ont trouvé un accord", au moins pour se réunir.