Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le 26 juillet 2019. Capture d'écran al-Manar
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, prononcera un discours télévisé vendredi à 16h, alors que des dizaines de milliers de manifestants investissent, pour la neuvième journée consécutive, les rues de tout le Liban, afin de protester contre la corruption de leurs dirigeants, la crise économique, exprimant toute une série de revendications d'ordre social.
Ce discours, annoncé par la chaîne al-Manar, proche du parti chiite, intervient alors que le président libanais, Michel Aoun, s'est exprimé jeudi pour la première fois depuis le début de la contestation. Dans un discours qui n'a pas convaincu les contestataires, il avait appelé à "reconsidérer la situation actuelle du gouvernement", soulignant toutefois que les changements ne pouvaient pas "être faits dans la rue". Il s'était toutefois dit ouvert à une rencontre avec des représentants du mouvement de contestation.
Hassan Nasrallah avait affirmé samedi qu’il n’était pas en faveur d’une démission du gouvernement, massivement revendiqué par les manifestants, estimant que, dans ce cas, "il n’y aura pas de nouveau cabinet avant un an ou deux".
Le mouvement de révolte libanais, lancé après la proposition d'imposition d'une taxe sur les appels via messagerie instantanée, rapidement retirée, a également touché les régions chiites du pays. Dans des villes comme Nabatiyé et Tyr, fiefs du Hezbollah et du mouvement Amal, les manifestants sont descendus par milliers dans la rue pour protester contre le système en place malgré les attaques, souvent armées, de militants de ces partis.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir