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Liban

Place des Martyrs, un "comité de coordination de la révolution" présente ses doléances

Les manifestants écoutant, mardi dans le centr-ville de Beyrouth, l’annonce de la formation du comité de coordination. photo A.T.

Au sixième jour de la contestation, les manifestants se sont dotés d'un "comité de coordination de la révolution" rassemblent les militaires à la retraite, différents groupes de la société civile et des mouvements représentant différentes régions libanaises. Le comité a en outre appelé à poursuivre le mouvement jusqu’à la chute du gouvernement.

L’annonce a été faite mardi soir sur le grand podium de la place des Martyrs par le général à la retraite Sami Rammah, entouré de représentants des différents groupes, sous les acclamations de la foule qui scandait "le peuple veut la chute du régime".

Ce comité rassemble, pour le moment, des groupes hétéroclites, représentant donc les militaires à la retraite,  mais aussi les enseignants contractuels, des groupes de Nabatiyé, Tyr, Tripoli, Hermel et du Akkar, ainsi que le parti Sabaa, le mouvement Mouwatinoun wa Mouwatinat ou encore l’association pour le mariage civil au Liban. "Le comité va entamer des contacts avec les militants et les groupes et laisse ses portes ouvertes à tous sans exception pour constituer un front uni", a précisé Sami Rammah.

Ce premier rassemblement issu de la contestation réclame "la démission immédiate du gouvernement" en premier lieu. Il demande "la formation d’un gouvernement de salut national constitué de personnes n’étant pas issues de la classe dirigeante, chargé de récupérer l’argent volé de la part de tous ceux qui ont été au pouvoir depuis 1990 jusqu’à aujourd’hui, de leur demander des comptes et de leur interdire de quitter le pays", a annoncé le général Rammah, saluant le communiqué du club des juges qui a évoqué cette question. Le comité réclame également "la tenue d’élections législatives anticipées sur la base d’une nouvelle loi électorale dans un délai de six mois". Il a appelé à la poursuite des manifestations dans la capitale et le reste du pays jusqu’à ce que ses demandes soient exaucées, et demandé à l’armée de protéger les manifestants dans toutes les régions du pays.


Au sixième jour de la contestation, les manifestants se sont dotés d'un "comité de coordination de la révolution" rassemblent les militaires à la retraite, différents groupes de la société civile et des mouvements représentant différentes régions libanaises. Le comité a en outre appelé à poursuivre le mouvement jusqu’à la chute du gouvernement.

L’annonce a été...