Des soldats libanais à Bir el-Salassil, au Liban-Sud, le 15 juin 2026. Photo REUTERS/Aziz Taher
L'armée libanaise a annoncé samedi soir qu'elle ne tolérera « aucune atteinte à la paix civile », alors que des partisans du Hezbollah manifestent depuis vendredi soir et l'annonce de la signature d'un accord-cadre entre le Liban et Israël.
Ces manifestations, notamment à Beyrouth et dans sa banlieue sud vendredi soir, ont été rapidement dispersées par la troupe. Elle a notamment empêché samedi soir des mouvements de protestation et fermetures de route dans la Békaa samedi soir, selon notre correspondante dans cette région Sarah Abdallah.
Dans un bref communiqué, l'armée libanaise a relevé les « défis exceptionnels auxquels le Liban est confronté » et appelé les citoyens à « faire preuve de responsabilité » face aux appels à manifester à Beyret dans d'autres régions. Elle a mis en avant l'importance « de l'unité et de la solidarité afin de surmonter les dangers qui menacent notre pays. » « Le commandement de l'armée affirme qu'il ne tolérera aucune atteinte à la sécurité ni à la paix civile à travers des mouvements aux conséquences imprévisibles, des coupures de routes ou des atteintes aux biens publics et privés. »
L'accord-cadre signé à Washington prévoit notamment le retrait de l'armée israélienne de deux « zones pilotes » du Liban-Sud occupé et leur remise à l'armée libanaise. Depuis, le Hezbollah, qui s'oppose à ce texte tout comme il rejette les négociations directes entre Beyrouth et Tel-Aviv, est allé jusqu'à agiter la menace de la guerre civile si les autorités ne revenaient pas sur leur décision.

