Un homme fumant le narguilé assis près de décombres dans la ville de Nabatiyé el-Faouqa, au sud du Liban, le 23 juin 2026. Photo Fadel Itani/AFP
Trois personnes ont été blessées samedi dans cinq frappes israéliennes, dont une menée par l'aviation de guerre israélienne, ayant touché Nabatiyé el-Faouqa, partie sud de la ville de Nabatiyé, et ce malgré l'entrée en vigueur la semaine dernière du cessez-le-feu et la signature la veille d'un accord-cadre entre le Liban et Israël.
Aux alentours de 13h, un drone de l'armée israélienne a largué une bombe sonore à proximité d’un barrage de l’armée libanaise à Nabatiyé el-Faouqa, avant de frapper le même endroit, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah. Trois heures plus tard, une seconde bombe sonore a été larguée dans la même zone. Une porte-parole de l'armée israélienne a déclaré à l'AFP que cette attaque visait des combattants présumés du Hezbollah « qui représentaient une menace pour les soldats ». En début de soirée, de nouveaux raids israéliens ont ciblé la même région.
Le calme précaire qui régnait dans la plupart des villages du Sud depuis vendredi soir a également été interrompu par d'autres incidents. En fin de matinée drone israélien a largué une bombe sonore aux alentours de Kfar Tebnit, dans le caza de Nabatiyé. Vers midi, des chars de l'armée israélienne ont été aperçus à la périphérie de Kfarchouba, dans le caza de Hasbaya, tandis que de tirs israéliens de mitrailleuses ont été effectués dans le secteur, rapporte notre correspondant.
En milieu d'après-midi, les troupes israéliennes ont repris leurs opérations de dynamitage dans le village d'el-Tiri, au nord du caza de Bint Jbeil. Trois bombes sonores ont été larguées aussi en direction d'un policier municipal à la périphérie de Baraachit dans le caza de Bint Jbeil.
Par ailleurs, sept personnes, de nationalités libanaises et syriennes, ont été libérées dans la nuit de vendredi à samedi après avoir été capturées la veille par l'armée israélienne à Aïn Arab, dans le caza de Marjeyoun. Le moukhtar (élu local) du village, Mokhtar el-Ahmad, a indiqué que l'armée libanaise avait pris en charge les personnes libérées.


