Liban

Querelles autour de la question syrienne en Conseil des ministres

OLJ
11/10/2019

Si le gouvernement, réuni hier pour poursuivre l’examen du projet de budget 2020, s’est accordé « presque entièrement » sur plusieurs points, selon le ministre de l’Information Jamal Jarrah, la question syrienne a provoqué des tensions entre les protagonistes.

« Nous nous dirigeons vers une réduction générale des frais de carburant dans toutes les administrations publiques », a-t-il ajouté, en précisant que le Conseil des ministres était parvenu à « un accord presque complet concernant la loi sur la passation des marchés publics et les pensions de retraite », a-t-il ajouté.

De sources ministérielles, on apprend que la réunion a été marquée par des échanges acerbes au sujet de certaines mesures fiscales qui ne font pas l’unanimité. Des ministres ont suggéré un accroissement des taxes sur les pensions de retraite des fonctionnaires, ce qui a été rejeté par leurs collègues d’Amal et du Hezbollah. À leur tour, les ministres du CPL ont rejeté une proposition de relèvement des tarifs d’électricité.

Mais les querelles les plus fortes ont porté sur le dossier syrien. Le camp du 8 Mars a en effet essayé de promouvoir une reprise des rapports avec le régime syrien mais s’est heurté à une forte opposition des ministres du camp opposé. Gebran Bassil et Mohammad Fneich ont ainsi jugé nécessaires des contacts avec la Syrie après la réouverture du point de passage frontalier de Boukamal avec l’Irak, fin septembre. Selon eux, le Liban devrait profiter de la réouverture de ce poste frontalier, fermé en 2014, pour écouler ses marchandises vers les pays arabes. Mais cette proposition a été mal accueillie par les ministres du courant du Futur, du PSP et des Forces libanaises, qui se sont également opposés avec violence à une autre proposition de M. Bassil de dépêcher une personne à Damas afin de discuter avec le régime syrien du processus de retour des réfugiés.

Parallèlement, le ministre Waël Bou Faour a vivement critiqué le communiqué du palais Bustros déplorant l’opération militaire turque en Syrie, dans lequel il a vu une atteinte à la politique de distanciation du Liban. Il s’est attiré une vive réplique du chef de la diplomatie qui a dénoncé sa logique, lui reprochant de se montrer favorable aux attaques turques. Une nouvelle réunion, également présidée par le Premier ministre Saad Hariri, est prévue lundi.

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

AU LIEU DE S,ATTABLER A TROUVER DES SOLUTIONS POUR LA CRISE FINANCIERE DU
PAYS... NOS ABRUTIS SE QUERELLENT POUR ET CONTRE CE QUI SE PASSE EN SYRIE. PLUS D,HEBETUDE ?

Marionet

Eh bé, ils passent leur temps à se ca stagner et avec ça, ils veulent parvenir à un accord sur le budget?

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