Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo d'archives Reuters
Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, s'est interrogé mercredi sur le retard de l'examen de l'avant-projet de budget pour l'exercice 2020 par le gouvernement, alors qu'aucune date n'a été fixée pour la prochaine réunion de la commission ministérielle en charge des réformes qui s'est réunie la dernière fois le 4 octobre.
"Le président du Parlement s'est demandé où en était le budget, après la série de réunions et de rencontres qui ont eu lieu au sein du gouvernement et en commission ministérielle", a rapporté le député Ali Bazzi, membre du mouvement Amal du chef du Législatif, à l'issue de la réunion hebdomadaire de ce dernier avec des membres de la Chambre.
Lors de sa réunion du 4 octobre, la commission ministérielle en charge des réformes économiques avait "examiné la situation dans le secteur des télécoms, ainsi que la nouvelle loi concernant les appels d'offre". Aucune date n'avait été fixée pour une nouvelle réunion de cette commission, formée le 23 septembre, qui se réunit en parallèle du gouvernement pour examiner les réformes à inclure dans le budget 2020.
Le président de la Chambre a par ailleurs affirmé que "le confessionnalisme empoisonne le système politique libanais". Il a souligné que le Parlement avait le droit de clarifier la Constitution à ce propos, ce qui doit être fait le 17 octobre, lors d'une séance parlementaire ordinaire. Cette clarification avait été demandée par le chef de l'Etat, Michel Aoun, à l'issue de l'adoption du budget 2019, après une polémique concernant la question du confessionnalisme dans les embauches au sein du secteur public.
Nabih Berry a en outre discuté avec les députés de la loi électorale, alors que son mouvement et le Hezbollah souhaitent présenter un nouveau projet de loi, qui suscite l’opposition d’une écrasante majorité des forces politiques, qui craignent notamment que la loi présentée par le tandem chiite n'impacte la représentation des chrétiens à l’hémicycle. M. Berry a estimé que le Liban "vit aujourd'hui les répercussions négatives" de la loi actuelle, adoptée en 2017, et qui prévoit un mode de scrutin proportionnel appliqué à quinze circonscriptions, avec vote préférentiel au niveau du caza.
M. Berry par ailleurs convoqué une séance parlementaire le 15 octobre à 11h, au cours de laquelle seront élus deux secrétaires généraux du Parlement, trois délégués et les membres des différentes commissions parlementaires".

