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Liban

Saad Hariri dresse un bilan positif de sa visite à Abou Dhabi

Le groupe parlementaire du Futur met en garde contre les atermoiements dans la réalisation des réformes.

Le Premier ministre Saad Hariri et son conseiller spécial Nadim el-Mounla discutant avec Sultan ben Saeed al-Mansouri, ministre de l’Économie des Émirats arabes unis, à Abou Dhabi, le 7 octobre. Satish Kumar/Reuters

Le président du Conseil Saad Hariri a annoncé hier qu’il rentrait d’Abou Dhabi avec « un appui émirati au Liban tout entier et non pas à (sa) personne », réaffirmant que les Émiratis ont promis des investissements et une assistance financière au pays.

M. Hariri a clôturé hier une visite de travail de deux jours à Abou Dhabi où il a eu un entretien avec le prince héritier de l’émirat, cheikh Mohammad ben Zayed al-Nahyane, et pris part au forum sur l’investissement libano-émirati.

Dans une conversation à bâtons rompus avec les journalistes avant de prendre l’avion, le Premier ministre s’est félicité de l’appui émirati, soulignant qu’il s’adresse à tout le Liban et non pas à sa personne, avant d’indiquer que « les Émirats arabes unis souhaitent que le Liban se porte bien et que les Libanais aient un bon niveau de vie ».

Il a affirmé avoir expliqué à ses hôtes la situation au Liban et ce que le gouvernement prévoit de réaliser au cours des prochaines années, concernant notamment les réformes et d’autres questions liées au budget et à l’électricité. « Nous avons également discuté de la manière dont ils peuvent nous aider financièrement dans ces domaines. L’atmosphère était très positive et nous devons faire certaines choses pour les encourager à venir au Liban et à y investir. J’espère que nous entendrons bientôt de bonnes nouvelles concernant les investissements et le soutien au Liban et à son économie », a-t-il ajouté.

Précisant que les négociations se poursuivent avec les Émiratis « sur les investissements qu’ils souhaitent réaliser dans divers secteurs, dont notamment celui de l’énergie renouvelable, en plus des investissements financiers dans certaines banques ou à la Banque du Liban », M. Hariri a encouragé les médias à rester positifs. « La mesure la plus difficile pour les Émiratis était de lever l’interdiction de voyager au Liban, et ils l’ont fait », a-t-il fait valoir, avant d’expliquer qu’une cellule de suivi a été formée.

En réponse à une autre question, M. Hariri a déclaré que « les EAU étaient également très intéressés par les investissements dans le pétrole et le gaz, mais nous, Libanais, devons définir de manière réaliste nos attentes vis-à-vis de ce secteur, créer un fonds souverain et prendre toutes les mesures nécessaires ».

« Gare aux débats stériles »

Réuni hier sous la présidence de la députée Bahia Hariri, le groupe parlementaire du Futur s’est félicité des résultats de la visite du Premier ministre à Abou Dhabi, appelant au lancement du chantier de réformes dans les délais les plus brefs. « Ce dont nous avons besoin aujourd’hui avant demain, ce sont des initiatives rapides qui traitent la crise à la base et provoquent le choc positif demandé », a indiqué le député Mohammad Hajjar qui a donné lecture du communiqué final.

Le groupe a estimé que la visite d’Abou Dhabi est « le premier maillon d’une chaîne que le chef du gouvernement est appelé à compléter avec une série de visites à des pays frères et amis ». Il a jugé nécessaire d’apporter « l’appui nécessaire à ce processus et de cesser les tentatives d’étouffer le pays avec des calculs étriqués et erronés ».

Il a en outre vu que « le débat autour des feuilles de route économiques et des réformes au sein de la commission ministérielle présidée par Saad Hariri constitue un pas en avant vers les solutions ». Le groupe parlementaire a toutefois souligné « la nécessité d’arrêter la politique d’atermoiement dans l’adoption des réformes requises et de passer à la phase de prise de décision ».

Les députés du Futur ont aussi mis en garde contre le « facteur temps », soulignant que « la stagnation dans les débats stériles est inacceptable ». « Les forces politiques n’ont d’autre choix que de se mettre d’accord sur un ensemble de décisions économiques et de réformes audacieuses », ont-ils ajouté.

Affirmant que « certains font campagne pour déformer les objectifs de réforme du Premier ministre », le groupe parlementaire a mis en garde « les Libanais contre les slogans populistes qui n’ont d’autre fonction que d’entraîner le pays dans le chaos économique et social », avant d’énumérer les mesures qu’il juge prioritaires pour permettre au pays de se remettre sur pied.

Le président du Conseil Saad Hariri a annoncé hier qu’il rentrait d’Abou Dhabi avec « un appui émirati au Liban tout entier et non pas à (sa) personne », réaffirmant que les Émiratis ont promis des investissements et une assistance financière au pays. M. Hariri a clôturé hier une visite de travail de deux jours à Abou Dhabi où il a eu un entretien avec le prince héritier de l’émirat, cheikh Mohammad ben Zayed al-Nahyane, et pris part au forum sur l’investissement libano-émirati.Dans une conversation à bâtons rompus avec les journalistes avant de prendre l’avion, le Premier ministre s’est félicité de l’appui émirati, soulignant qu’il s’adresse à tout le Liban et non pas à sa personne, avant d’indiquer que « les Émirats arabes unis souhaitent que le Liban se porte bien et que les...
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