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Sport - Mondiaux D’Athlétisme

La folie s’empare (enfin) de Doha

L’Éthiopien Lelisa Desisa est devenu champion du monde de marathon pour la première fois de sa carrière, samedi tard dans la nuit au Qatar, brisant la malédiction de son pays aux Mondiaux. L’Éthiopie n’avait plus connu la victoire au marathon depuis 2001. Giuseppe Cacace/AFP

Une ambiance de feu, des concours et des courses incroyables : l’avant-dernière journée des Mondiaux d’athlétisme a accouché d’une soirée inoubliable au Khalifa Stadium, samedi tard dans la nuit à Doha. Il aura donc fallu attendre la dernière ligne droite de la compétition pour voir ces championnats du monde s’embraser après un démarrage plus que poussif sur la piste et dans les gradins. Vingt-quatre heures après le record du monde de l’Américaine Dalilah Muhammad sur 400 m haies et la victoire du héros local Mutaz Essa Barshim à la hauteur (vendredi soir), qui avaient déjà fait chavirer le public, l’atmosphère est restée électrique avec une enceinte solidement remplie et des performances de tout premier plan.

L’Éthiopien Lelisa Desisa est devenu champion du monde de marathon pour la première fois de sa carrière, lors d’une course courue de nuit dans des conditions beaucoup plus clémentes que pour les femmes une semaine plus tôt. Desisa, âgé de 29 ans, s’est imposé en 2 h 10 min 40 sec, devant son compatriote Mosinet Geremew (à 4 sec) et le Kényan Amos Kipruto (à 11 sec). Desisa, vice-champion du monde en 2013 à Moscou, a réussi à briser la malédiction de son pays aux Mondiaux de marathon. L’Éthiopie n’avait pas connu la victoire depuis Gezahegne Abera en 2001 à Edmonton (Canada).

Le relais 4 x 100 m hommes a tenu ses promesses avec le retour au sommet des États-Unis. Après une disette de 12 ans aux Mondiaux, consécutive à l’avènement de la légende jamaïcaine du sprint Usain Bolt, les Américains ont profité du départ à la retraite de la « Foudre » en 2017 et de l’éclosion des deux bolides Christian Coleman et Noah Lyles pour refaire surface. Avec Coleman, tout frais champion du monde du 100 m en premier relayeur, et Lyles, roi du 200 m en dernier, la Dream Team américaine (Coleman, Justin Gatlin, Michael Rodgers, Lyles) n’avait pas grand-chose à craindre : en 37 sec 10/100es, soit le 3e meilleur chrono de tous les temps, Coleman et Lyles repartent du Qatar avec deux médailles d’or chacun, symbole du come-back des États-Unis sur le trône du sprint. Sur le 4 x 100 m dames, il n’y a pas non plus eu de surprise avec l’écrasant succès de la Jamaïque de Shelly-Ann Fraser-Pryce (41 sec 44/100es), elle aussi double médaillée d’or à Doha après sa victoire sur 100 m.

Au triple saut, la logique a également été respectée et Yulimar Rojas est restée la reine, deux ans après son couronnement à Londres. Si la Vénézuélienne – qui avait établi le 6 septembre la 2e meilleure performance de l’histoire (15,41 m) – n’a pas amélioré le vieux record du monde de l’Ukrainienne Inessa Kravets (15,50 m en 1995), elle a une nouvelle fois été intouchable avec un saut à 15,37 m. La soirée a également été le théâtre d’un concours de folie au lancer de poids, sans doute le meilleur de l’histoire, avec quatre lanceurs à plus de 22 m. À ce petit jeu, c’est l’Américain Joe Kovacs qui a été le plus fort avec un dernier jet à 22,91 m, s’adjugeant un 2e titre après 2015 et devenant le 3e meilleur performeur de tous les temps, à égalité avec l’Italien Alessandro Andrei.

Enfin, avec le nouveau succès de la Néerlandaise Sifan Hassan sur le 1 500 m, l’athlétisme a en revanche été ramené à ses vieux démons. La protégée d’Alberto Salazar, suspendu quatre ans pour « incitation au dopage », s’est offert un doublé inédit aux Mondiaux après avoir gagné le 10 000 m, survolant la course de manière indécente en menant le peloton avant de s’échapper à 300 m de l’arrivée. Elle s’est imposée dans un chrono prodigieux de 3 min 51 sec 95/100es, soit le 6e meilleur temps jamais enregistré.

Source : AFP

Une ambiance de feu, des concours et des courses incroyables : l’avant-dernière journée des Mondiaux d’athlétisme a accouché d’une soirée inoubliable au Khalifa Stadium, samedi tard dans la nuit à Doha. Il aura donc fallu attendre la dernière ligne droite de la compétition pour voir ces championnats du monde s’embraser après un démarrage plus que poussif sur la piste et dans les gradins. Vingt-quatre heures après le record du monde de l’Américaine Dalilah Muhammad sur 400 m haies et la victoire du héros local Mutaz Essa Barshim à la hauteur (vendredi soir), qui avaient déjà fait chavirer le public, l’atmosphère est restée électrique avec une enceinte solidement remplie et des performances de tout premier plan.L’Éthiopien Lelisa Desisa est devenu champion du monde de marathon pour la première fois...
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