Le président américain, Donald Trump, s’exprimant face à la presse hier à la Maison-Blanche. Jim Watson/AFP
Donald Trump a ouvertement appelé hier la Chine à enquêter sur son rival Joe Biden, alors que l’enquête en vue de sa destitution entrait dans le vif du sujet avec l’audition d’un premier témoin-clé au Congrès. Le président américain est sous la menace d’une mise en accusation (« impeachment ») parce qu’il a demandé à son homologue ukrainien de l’aider à rassembler des informations compromettantes sur Joe Biden, bien placé pour l’affronter dans la présidentielle de 2020. Martelant que son échange avec Volodymyr Zelensky était « parfait » et sa requête légitime, Donald Trump a franchi un nouveau cap hier en déclarant qu’il pourrait « assurément » formuler la même demande auprès du président chinois.
Le milliardaire républicain répète à l’envi que Joe Biden et son fils Hunter ont « arnaqué la Chine et l’Ukraine ». « La Chine devrait lancer une enquête sur les Biden parce que ce qui s’est passé en Chine est tout aussi grave que ce qui s’est passé en Ukraine », a-t-il insisté hier.
Donald Trump « fait le choix grotesque de dire des mensonges plutôt que la vérité et de placer son intérêt personnel au-dessus de celui du pays », a immédiatement dénoncé l’équipe de Joe Biden. Hunter Biden, avocat et financier, a siégé au comité de surveillance d’un groupe gazier ukrainien et a investi en Chine quand son père était vice-président de Barack Obama. Il n’a jamais été inquiété par la justice de ces pays. Mais pour Donald Trump et son entourage, Hunter Biden a profité de la position de son père pour gagner des sommes considérables.
« Composer »
Il y a quelques mois, l’avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, a toutefois entamé des démarches auprès des autorités ukrainiennes pour tenter de les convaincre d’ouvrir une enquête sur les Biden. Dans un entretien téléphonique fin juillet, Donald Trump avait demandé au président ukrainien de « se pencher » sur le dossier et d’en discuter avec son avocat.
Les démocrates estiment que le locataire de la Maison-Blanche a abusé de son pouvoir à des fins personnelles et cherchent à établir dans quelle mesure il a eu recours aux moyens de l’État. Dans le cadre de leur enquête, ils ont convoqué hier à la Chambre des représentants Kurt Volker, qui fut envoyé spécial des États-Unis pour l’Ukraine jusqu’à sa démission vendredi. Selon le rapport du lanceur d’alerte, M. Volker s’est rendu à Kiev le lendemain de l’appel entre MM. Trump et Zelensky afin de « donner des conseils aux autorités ukrainiennes sur la manière de “composer” avec les demandes du président ».
Ulcéré par une procédure qui, même si elle a peu de chances d’aboutir à sa destitution, jette une ombre sur sa campagne de réélection, Donald Trump se livre depuis quelques jours à une surenchère verbale. Hier matin, il a lancé une nouvelle salve sur Twitter contre l’élu démocrate Adam Schiff qui supervise l’enquête contre lui. « Schiff est un voyou qui devrait démissionner (au minimum !) », a-t-il écrit, après avoir suggéré il y a deux jours de le juger pour « trahison ».
Source : AFP


Son image ayant atteint un summum aux USA, ils essayent de lui créer encore plus de noises après tous les échecs précédent. Les républicains du style Trump son la pour encore longtemps... Il faudra a tous s'y adapter que cela leur plaise ou pas. Quand a Biden, Clinton et autres semblables, je penses que lors de son second mandat, ils risque tous de finir en prison... Peut être partageront il la même cellule avec Hassouna!
15 h 05, le 04 octobre 2019