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Sport - Mondiaux D’Athlétisme

Noah Lyles exact au rendez-vous

Le prodige du sprint américain Noah Lyles, après avoir remporté le titre sur 200 m, aux Mondiaux d’athlétisme à Doha, dans la nuit de mardi à mercredi. Jewel Samad/AFP

Son compteur est ouvert : le prodige du sprint américain Noah Lyles n’a pas manqué le premier grand rendez-vous de sa prometteuse carrière en s’adjugeant le titre mondial sur 200 m, à Doha, peut-être le début d’une longue série.

En mal de star depuis la retraite de la légende Usain Bolt et englué dans les affaires de dopage, l’athlétisme, de nouveau secoué par un scandale avec la suspension pour quatre ans de l’entraîneur Alberto Salazar, a peut-être trouvé son futur sauveur avec ce coureur de 22 ans au sourire éclatant. Le sacre de Lyles vient aussi quelque peu contrebalancer celui du controversé Christian Coleman sur 100 m. Là où son compatriote joue les « bad boys » et a déjà vu son image abîmée par la révélation de ses trois manquements à ses obligations antidopage, le bolide de Gainesville (Floride) est sa parfaite antithèse, à la probité pour l’instant intacte.

Même si la comparaison est encore hâtive, Lyles tente de marcher allègrement sur les traces de Bolt. Car avec ses cheveux colorés en argent en hommage au manga Dragon Ball Z, cet amateur de pop culture, peintre et rappeur à ses heures, passe difficilement inaperçu, faisant souffler un vent de fraîcheur sur le premier sport olympique, actuellement dans une très mauvaise passe. Et sur la piste, c’est de la pure dynamite. Malgré un départ moyen, il n’a laissé aucune chance à ses adversaires pour glaner facilement cette médaille d’or qui lui était promise bien avant le début de ces championnats du monde. Victorieux en 19 sec 83/100es, il a devancé le Canadien Andre De Grasse (19 sec 95/100es), déjà en bronze sur 100 m et de retour au premier plan après deux ans de blessures, et l’Équatorien Alex Quinonez (19 sec 98/100es).

Pour Lyles, le meilleur est sans doute à venir car son parcours a jusqu’ici épousé une trajectoire parfaitement linéaire. Apparu sur le devant de la scène en 2017, il manque les Mondiaux de Londres sur blessure avant d’exploser totalement à partir de l’année suivante, puis de s’installer au 4e rang du bilan de tous les temps sur le demi-tour de piste en 2019 (19 sec 50/100es). Mais pour devenir le véritable roi du sprint, Lyles devra forcément s’attaquer au 100 m, distance reine sur laquelle il a décidé de faire l’impasse cette saison malgré un record personnel en 9 sec 86/100es, réalisé en mai dernier. Mais promis juré, il s’y mettra en 2020 avec en perspective un duel qui fait saliver d’avance contre Coleman aux Jeux olympiques de Tokyo.

En attendant cet affrontement, l’athlétisme a une nouvelle fois été rattrapé par ses vieux démons. Quelques heures après l’annonce de la suspension de Salazar, c’est l’un de ses poulains, l’Américain Donavan Brazier, qui a survolé le 800 m (1 min 42 sec 34/100es) comme si de rien n’était. De quoi nourrir encore un peu plus la polémique. À la perche, l’Américain Sam Kendricks a conservé sa couronne. Enfin, au javelot, l’Australienne Kelsey-Lee Barber s’est offert son premier titre mondial.

Source : AFP

Son compteur est ouvert : le prodige du sprint américain Noah Lyles n’a pas manqué le premier grand rendez-vous de sa prometteuse carrière en s’adjugeant le titre mondial sur 200 m, à Doha, peut-être le début d’une longue série.En mal de star depuis la retraite de la légende Usain Bolt et englué dans les affaires de dopage, l’athlétisme, de nouveau secoué par un scandale avec la suspension pour quatre ans de l’entraîneur Alberto Salazar, a peut-être trouvé son futur sauveur avec ce coureur de 22 ans au sourire éclatant. Le sacre de Lyles vient aussi quelque peu contrebalancer celui du controversé Christian Coleman sur 100 m. Là où son compatriote joue les « bad boys » et a déjà vu son image abîmée par la révélation de ses trois manquements à ses obligations antidopage, le bolide de...
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