Marwan Hamadé. Photo Michel Sayegh
Il y a 15 ans, le 1er octobre 2004, une main meurtrière, responsable par la suite d’avoir muselé à jamais des voix souverainistes et indépendantistes au moyen d’une multitude d’attentats odieux, avait entamé sa série noire criminelle en tentant de mettre fin à la vie de Marwan Hamadé, alors député du Chouf. Victime d’une explosion à la voiture piégée à Aïn Mreissé, M. Hamadé avait été grièvement blessé, mais l’attentat avait coûté la vie à son garde du corps, Ghazi Bou Karroum.
Quinze ans après cet attentat, de nombreuses figures du 14 Mars ont rendu hier hommage à cette personnalité courageuse qui illustre l’intifada de l’indépendance de 2005 face à la tutelle syrienne.
C’est Walid Joumblatt, chef du Parti socialiste progressiste (PSP), qui tôt le matin s’est adressé à lui en premier, écrivant sur son compte Twitter : « À mon compagnon de route et ami Marwan Hamadé, je dis en toute franchise que dans des conditions politiques et économiques qui sont plus difficiles que jamais, nous allons nous tenir debout et résister pour préserver l’existence. » « Nous rejetons la politique d’élimination et condamnons la politique d’absurdité politique visant à rendre toutes les parties égales devant les causes et les résultats », a-t-il ajouté.
Boutros Harb, ancien député de Batroun, a pour sa part tweeté en ces termes : « À l’occasion de l’anniversaire de la tentative d’assassinat de l’ami Marwan Hamadé, je lui rends hommage pour ses sacrifices consentis au nom de la souveraineté et de la liberté. Je remercie Dieu d’avoir eu pitié de lui en vue de le garder comme un symbole de fierté et un modèle pour ceux qui luttent pour les principes humains et nationaux. »
Quant à l’ancien député joumblattiste Antoine Saad, il a aussi rendu grâce à « la force divine qui a gardé l’ami de longue date, Marwan Hamadé ». « Avec lui, nous avons un long parcours dans le combat contre les régimes d’intimidation et de répression », a-t-il affirmé dans une déclaration, ajoutant : « Nous affirmons les constantes nationales de l’indépendance, de la souveraineté et de la réconciliation établie par Walid Joumblatt avec Mgr Nasrallah Boutros Sfeir et les forces de l’indépendance. Le pays ne sera pas soumis à l’axe du meurtre, du crime et du mal, et ce en dépit des difficultés et défis à relever, parce qu’au Liban il y a des hommes courageux qui ne sont pas intimidés par ceux qui menacent et accusent de traîtrise, et parce que la justice prévaudra sur le terrorisme. » « Ensemble, nous marcherons vers la consolidation de l’unité nationale et le salut du Liban, empêchant qu’il soit soumis à une nouvelle tutelle. Les blessures de Marwan Hamadé, de May Chidiac, d’Élias Murr et d’autres victimes seront guéries, mais continueront d’être les témoins des méthodes de meurtres et de liquidations », a encore dit M. Saad.
C’est par une légende apposée sur une photo où il figure avec M. Hamadé que le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a célébré l’occasion : « Nous continuerons ensemble le parcours. »
L’ancien ministre et député Achraf Rifi a quant à lui appelé à faire connaître la vérité sur les crimes commis pendant de longues années à partir de 2004. S’adressant dans un tweet à M. Hamadé, il a écrit : « Comme vous l’aviez dit au lendemain de l’assassinat de Rafic Hariri, ne savons-nous pas que le meurtrier de tous les martyrs est le même ? Nous prions Dieu pour qu’il nous prête vie afin de voir réaliser la vérité et la justice, qui elles seules établissent la sécurité et la stabilité. »


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