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Moyen Orient et Monde - France

Ultime adieu à Jacques Chirac en présence de dirigeants étrangers

Outre le président russe Vladimir Poutine, ses homologues italien Sergio Mattarella et congolais Denis Sassou Nguesso, les Premiers ministres libanais Saad Hariri et hongrois Viktor Orban étaient présents, ainsi que l’ex-président des États-Unis Bill Clinton, le roi Abdallah II de Jordanie et l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad al-Thani.

Le président français Emmanuel Macron devant le cercueil de l’ancien président Jacques Chirac hier à Paris. Lionel Bonaventure/AFP

La France a adressé hier un ultime adieu à son ancien président Jacques Chirac, qui a été inhumé dans la plus stricte intimité à Paris après avoir reçu un hommage solennel en présence de quelque 80 personnalités étrangères, dont Vladimir Poutine.Selon le souhait de son épouse Bernadette, Jacques Chirac repose au cimetière du Montparnasse dans le caveau de leur fille aînée Laurence, décédée en 2016 et dont le destin tragique a été le drame de sa vie. Peu avant, à la mi-journée, le cercueil drapé de bleu-blanc-rouge de l’ancien président, décédé le 26 septembre à 86 ans, avait remonté la nef de l’église parisienne Saint-Sulpice, sous les yeux de près de 2 000 invités. La foule massée sur le parvis avait applaudi l’entrée du corps dans l’église. Le deuxième plus grand édifice religieux de la capitale française, derrière la cathédrale Notre-Dame, toujours fermée au public après l’incendie qui l’a ravagée le 15 avril, était comble, avec 80 personnalités étrangères, chefs d’État et de gouvernement, anciens dirigeants et membres de familles royales.

Outre le président russe Vladimir Poutine, ses homologues italien Sergio Mattarella et congolais Denis Sassou Nguesso, les Premiers ministres libanais Saad Hariri et hongrois Viktor Orban étaient présents, ainsi que l’ex-président des États-Unis Bill Clinton, le roi Abdallah de Jordanie et l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad al-Thani. « Il y avait chez notre ancien président, cet homme chaleureux, un véritable amour des gens, aussi à l’aise dans les salons de l’Élysée qu’au Salon de l’agriculture. Beaucoup en le rencontrant se sentaient considérés », a déclaré dans son homélie Mgr Aupetit, archevêque de Paris. Le président Emmanuel Macron a ensuite reçu nombre de ces visiteurs pour un déjeuner.

Ce lundi a été décrété journée de deuil national en France, avec une minute de silence dans les administrations et les écoles, des honneurs funèbres militaires.

« Franc-parler »

À l’annonce du décès, nombre de personnalités dans le monde avaient honoré la mémoire de cette grande figure de la politique française, maire de Paris pendant 18 ans, plusieurs fois Premier ministre, président de la République de 1995 à 2007. Vladimir Poutine avait ainsi salué jeudi un leader « sage et visionnaire ».

Les condoléances des États-Unis ont quelque peu tardé : Jacques Chirac s’était illustré en disant « Non » à la guerre en Irak en 2003. « Ayant dédié sa vie au service public, l’ancien président Chirac a travaillé sans relâche pour préserver les valeurs et les idéaux que nous partageons avec la France », a déclaré le secrétaire d’État Mike Pompeo dans un communiqué dimanche. Après une cérémonie réservée à la famille, les honneurs militaires ont été rendus hier matin à Jacques Chirac aux Invalides à Paris. Les Français, eux, lui ont rendu un dernier hommage sur le trajet du convoi funéraire jusqu’à l’église Saint-Sulpice. « Il était proche des simples. Il aimait les gens. Il disait ce qu’il pensait avec son franc-parler. On manque aujourd’hui de responsables politiques qui vont au contact », a témoigné Florien, un ambulancier de 26 ans venu de province. Déjà dimanche, plusieurs milliers d’anonymes s’étaient pressés à l’hôtel militaire des Invalides – qui héberge notamment le tombeau de Napoléon – pour aller se recueillir devant le cercueil de Jacques Chirac.

« Elle sacre les morts »

« Ma mère est très, très réconfortée en ayant vu ces images » à la télévision, a déclaré sa fille Claude Chirac au sujet de sa mère Bernadette, qui, très « fragilisée », n’est pas apparue publiquement depuis le décès de son époux.

À l’église Saint-Sulpice, le service solennel s’est déroulé en présence des anciens présidents François Hollande, Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d’Estaing. « La France est toujours paradoxale : elle veut des rois et elle leur coupe la tête, elle dégage les vivants et sacre les morts, elle est aussi bien dans la nostalgie que dans la recherche de la nouveauté », a commenté hier François Hollande.

Jacques Chirac n’avait jamais été aussi populaire que depuis qu’il avait quitté le pouvoir, bien qu’il ait été le premier président français à être condamné par la justice – en 2011, alors qu’il n’était plus au pouvoir – dans une affaire d’emplois fictifs. La classe politique française était largement représentée. Mais la chef de l’extrême droite Marine Le Pen a renoncé à s’y rendre, après les réserves de la famille Chirac sur sa présence.

Source : AFP

La France a adressé hier un ultime adieu à son ancien président Jacques Chirac, qui a été inhumé dans la plus stricte intimité à Paris après avoir reçu un hommage solennel en présence de quelque 80 personnalités étrangères, dont Vladimir Poutine.Selon le souhait de son épouse Bernadette, Jacques Chirac repose au cimetière du Montparnasse dans le caveau de leur fille aînée Laurence, décédée en 2016 et dont le destin tragique a été le drame de sa vie. Peu avant, à la mi-journée, le cercueil drapé de bleu-blanc-rouge de l’ancien président, décédé le 26 septembre à 86 ans, avait remonté la nef de l’église parisienne Saint-Sulpice, sous les yeux de près de 2 000 invités. La foule massée sur le parvis avait applaudi l’entrée du corps dans l’église. Le deuxième plus grand édifice religieux de...
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