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Moyen Orient et Monde

Pluie d’hommages en France et dans le monde

Le président français Jacques Chirac (à gauche) est accueilli par la chancelière allemande Angela Merkel à la Philharmonie de Berlin, en Allemagne, le 24 mars 2007. Kai Pfaffenbach/File Photo/Reuters

« C’est une part de la France qui s’en va. » Les hommages se sont multipliés hier à l’annonce de la mort de Jacques Chirac, à 86 ans, pour saluer un homme « de cœur », « un grand homme d’État », un « lion » qui a dit non à la guerre en Irak en 2003. Dans une allocution télévisée, le président Macron a salué un « homme d’État que nous aimions autant qu’il nous aimait ».

Le Premier ministre Édouard Philippe, issu de la droite comme Jacques Chirac, s’est dit « très ému et un peu nostalgique, comme tous les Français », après le décès d’un homme « qui a compté dans la vie du pays ». « Et dans la mienne », a-t-il ajouté.

Pour l’ancien président Les Républicains (LR) Nicolas Sarkozy, qui fut son ministre des Finances et entretenait des relations tumultueuses avec lui, « il a incarné une France fidèle à ses valeurs universelles » et « n’a jamais rien cédé sur notre indépendance ». « C’est une part de ma vie qui disparaît aujourd’hui », a-t-il ajouté. L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing a sobrement exprimé son « émotion » après le décès de celui qui avait été son Premier ministre de 1974 à 1976, avant de s’affirmer comme son grand rival à droite. Tout comme son ancien rival malheureux à la présidentielle de 1995, Édouard Balladur.

Pour l’ancien président socialiste François Hollande, corrézien comme lui et pour qui Jacques Chirac avait avoué avoir voté à la présidentielle de 2012 contre Nicolas Sarkozy, l’ancien chef d’État était un « combattant », un « humaniste » et un « homme de culture » qui « avait su établir un lien personnel avec les Français ». « C’est une page de la France qui se tourne », a estimé le dernier Premier ministre de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, « pleurant » un homme à qui il doit son « engagement en politique ».

« Je le pleure comme un frère »

L’ancien maire de Bordeaux Alain Juppé, qui fut son premier Premier ministre de 1995 à 1997, a salué une « relation exceptionnelle de fidélité, de confiance, d’amitié réciproques » pendant 40 ans. Jean-Pierre Raffarin, autre ancien Premier ministre de Jacques Chirac de 2002 à 2005, a souligné « l’obsession de la cohésion sociale » de l’ancien président. « C’est un lion de la politique française qui disparaît », a estimé l’ex-chef de gouvernement François Fillon.

Dans le monde économique, François Pinault, ami personnel du couple Chirac, a fait part de son « infinie tristesse ». « C’est comme si c’était mon frère. Je le connais depuis 1975 », a réagi la comédienne et chanteuse Line Renaud, évoquant « quelqu’un de formidable » qui « aimait le public, il aimait le peuple, il aimait prendre un verre, leur serrer la main, il était à l’écoute de tous ».

« Paris est en deuil », a déclaré la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, en mémoire de celui qui a occupé son siège pendant 18 ans, de 1977 à 1995.

À l’étranger, la chancelière allemande Angela Merkel a salué « un formidable partenaire et ami », le président russe Vladimir Poutine « un dirigeant sage et visionnaire » et le Premier ministre libanais Saad Hariri « l’un des plus grands hommes de la France ». Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a évoqué « un grand homme d’État » et « un grand ami » et Pedro Sanchez, Premier ministre espagnol, « un leader qui a marqué la politique européenne ». Saluant un « formidable dirigeant qui a façonné le destin » de la France, le Premier ministre Boris Johnson s’est extrait quelques instants de la tourmente du Brexit pour exprimer, en français dans le texte, « toutes (s)es condoléances aujourd’hui à sa famille, à ses proches et au peuple français ».

Source : AFP


« C’est une part de la France qui s’en va. » Les hommages se sont multipliés hier à l’annonce de la mort de Jacques Chirac, à 86 ans, pour saluer un homme « de cœur », « un grand homme d’État », un « lion » qui a dit non à la guerre en Irak en 2003. Dans une allocution télévisée, le président Macron a salué un « homme d’État que nous aimions autant qu’il nous aimait ».Le Premier ministre Édouard Philippe, issu de la droite comme Jacques Chirac, s’est dit « très ému et un peu nostalgique, comme tous les Français », après le décès d’un homme « qui a compté dans la vie du pays ». « Et dans la mienne », a-t-il ajouté.Pour l’ancien président Les Républicains (LR) Nicolas Sarkozy, qui fut son ministre des...
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