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Sport - Rugby / Coupe Du Monde

Les Gallois passent leurs nerfs sur les Géorgiens...

Les Samoa entrent en scène, aujourd’hui, face à la Russie.

L’ailier gallois George North marquant un essai hier, lors du match de la poule D du Mondial de rugby opposant le pays de Galles à la Géorgie. Anne-Christine Poujoulat/AFP

Secoué par le renvoi de l’entraîneur adjoint Rob Howley, le pays de Galles a présenté l’addition à la Géorgie, balayée (43-14) hier à Toyota, au Japon, et réaffirmé ses ambitions à la Coupe du monde de rugby.

Oublier les regards en coin, les interrogations autour de Rob Howley, icône du rugby gallois, renvoyé au pays en début de semaine dernière sur fond de soupçons de paris illégaux. Et surtout jouer, ne penser qu’au rugby. Les Gallois ont rempli en grande partie leur objectif, récitant surtout en première période leur rugby de mouvement face à un adversaire complice et naïf, notamment au niveau des lignes arrière. Considérés par certains observateurs comme des entrants potentiels dans le tournoi des Six-Nations, les Géorgiens ont été méconnaissables au cours des quarante premières minutes, multipliant les fautes et enclenchant même une spectaculaire marche arrière sur la première mêlée, pourtant une spécialité maison. Le XV du Poireau a ainsi décroché le point de bonus avant même la mi-temps (29-0), avec quatre essais, dont deux sur lancement de jeu, avec intervention de l’ailier Josh Adams servi à l’intérieur. Au passage, les Gallois ont récité leurs gammes des « passes à plat » et lignes de course pour trouver (facilement) des espaces dans la défense géorgienne. Après une telle domination, les Gallois ont eu du mal à maintenir la même implication en seconde période, d’autant que la Géorgie avait récupéré sa hargne légendaire aux vestiaires. Cette envie retrouvée a notamment permis aux Lelos d’inscrire deux essais à zéro passe par Mamukashvili (penaltouche) et Chilachava (pilonnage). Entre-temps, Tomos Williams puis George North avaient inscrit les deux derniers essais du XV du Poireau.

« On a fait une bonne première période, avec quelques beaux essais, on était très content à la mi-temps, a résumé le sélectionneur gallois Warren Gatland. Ensuite, cela fut un peu plus désordonné. Finalement, on est content de l’écart et de prendre le point de bonus. » Un signal envoyé aux futurs adversaires des Gallois : les auteurs du grand chelem dans le tournoi des Six-Nations 2019 sont vulnérables sous pression... En revanche, dès que le volume augmente, ils sont difficiles à arrêter. L’Australie, prochain adversaire dimanche avec la première place de la poule D en jeu, a sûrement retenu la leçon.

Aujourd’hui, candidats à la qualification dans la poule A malgré des moyens limités, les Samoa entrent en scène à la Coupe du monde à Kumagaya face à la Russie, première nation à jouer son 2e match en quatre jours. La correction infligée par l’Irlande à l’Écosse (27-3) dimanche dernier a fait les affaires des Samoa, qui peuvent viser comme le Japon la 2e place de la poule A derrière le XV du Trèfle. À condition de faire aussi bien que les Brave Blossoms, vainqueurs bonifiés de la Russie (30-10) vendredi dernier, lors du match d’ouverture du Mondial de rugby.

Quarts de finalistes en 1991 et 1995, les Samoans ont régressé depuis, la faute à des moyens financiers très limités, sujet de tensions régulières avec World Rugby, et à une gestion politique décriée par le passé. Dernier problème en date : le sélectionneur Steve Jackson a dû monter au créneau, confronté à la défection de plusieurs cadres qui ont préféré privilégier leur club. C’est donc avec une équipe relativement inexpérimentée – 8 novices en Coupe du monde – que les Samoans démarrent ce Mondial dans la banlieue nord de Tokyo. Où ils partiront favoris, ne serait-ce que pour la fraîcheur que n’ont pas les Ours, quatre jours après l’entrée en matière plutôt réussie de ces derniers – ils ont mené durant une période – face au pays hôte.

Les Russes risquent donc de souffrir: faute de réservoir, le sélectionneur Lyn Jones a conservé la même équipe, qui a coulé physiquement en seconde période face aux Nippons.

Source : AFP

Secoué par le renvoi de l’entraîneur adjoint Rob Howley, le pays de Galles a présenté l’addition à la Géorgie, balayée (43-14) hier à Toyota, au Japon, et réaffirmé ses ambitions à la Coupe du monde de rugby.Oublier les regards en coin, les interrogations autour de Rob Howley, icône du rugby gallois, renvoyé au pays en début de semaine dernière sur fond de soupçons de paris illégaux. Et surtout jouer, ne penser qu’au rugby. Les Gallois ont rempli en grande partie leur objectif, récitant surtout en première période leur rugby de mouvement face à un adversaire complice et naïf, notamment au niveau des lignes arrière. Considérés par certains observateurs comme des entrants potentiels dans le tournoi des Six-Nations, les Géorgiens ont été méconnaissables au cours des quarante premières minutes, multipliant...
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