L’ambassadeur du Royaume-Uni à Beyrouth, Chris Rampling, a affirmé hier que les réformes économiques incluses dans le programme de la conférence dite CEDRE sont douloureuses mais nécessaires, estimant que l’économie ne s’assainira pas sans ces changements.
M. Rampling a tenu ces propos dans un article qu’il a rédigé à l’occasion du premier anniversaire de sa mission au Liban, et qui a été publié hier par l’ambassade britannique. « Le Royaume-Uni soutient le programme du gouvernement et la CEDRE », a-t-il indiqué, soulignant que « les réformes économiques seront pénibles, mais elles sont nécessaires et plutôt urgentes ». Et de poursuivre : « La dette doit être réduite, les comptes publics doivent être mieux équilibrés et la confiance nationale et internationale ravivée. Ce n’est qu’alors que le Liban pourra réaliser complètement son potentiel. » « Il existe de nombreuses possibilités d’accroître le commerce et les investissements (…), mais si les choses ne changent pas, l’économie ne se redressera pas », a-t-il averti.Dans le bilan qu’il a dressé de son séjour au Liban, M. Rampling a évoqué par ailleurs la crise syrienne, relevant que son pays a financé la création de centres sociaux dans la Békaa. « Nous continuerons à soutenir le Liban et à rechercher de nouveaux domaines dans lesquels nous pourrons travailler tant avec les communautés d’accueil que les réfugiés eux-mêmes », a-t-il indiqué.
Au plan de la sécurité, l’ambassadeur britannique a salué l’action des forces de l’ordre libanaises, affirmant que son pays est fier d’être leur « partenaire ». Sur le Hezbollah, il a rappelé que « le Royaume-Uni a reconnu en février qu’il n’était plus possible de faire la distinction entre les ailes militaire et politique (…) » du parti chiite. « Nous continuons d’appeler au calme et au respect absolu par toutes les parties de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies et de la déclaration de Baabda », a fait savoir M. Rampling, estimant que « la sécurité du Liban et celle de sa population ne peuvent et ne seront servies que par le respect de tous ces engagements ».

