Photo d’archives/L’OLJ.
« Nous réclamons des attestations. Nous réclamons des attestations. » Comme une litanie, les élèves ayant échoué aux épreuves de la seconde session des examens officiels répétaient hier cette phrase, lors d’un sit-in observé devant les locaux du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, à Beyrouth. Accompagnés de leurs parents, ils réclamaient que des attestations leur soient données.
Ce sit-in n’est pas le premier à être observé par les élèves depuis la publication le 8 août des résultats de la seconde session du bac. Rappelons que le ministère avait alors publié les résultats des séries Sciences économiques et sociales (ES) et Lettres et humanités (LH), avant de les retirer dix minutes plus tard et de les publier de nouveau. Ce qui avait provoqué un tollé, d’autant que des centaines de bacheliers qui s’étaient réjouis d’avoir réussi leur bac en consultant la première liste du ministère ont découvert que sur la seconde liste, leur nom ne figurait pas, leurs notes ayant été revues à la baisse.
Le ministre de l’Éducation Akram Chehayeb avait, lors d’une conférence de presse, expliqué que les résultats ont été faussés en raison d’un problème technique. Il a même invité les élèves et leurs parents à se rendre au siège du ministère pour vérifier par eux-mêmes les notes qu’ils ont obtenues. Malgré cela, ils ne sont pas convaincus d’avoir échoué.
« J’ai présenté un recours pour faire annuler mes notes, mais à ce jour on ne m’a pas contactée », lance une jeune élève. « Nous sommes venus réclamer les droits de nos enfants qui ont été victimes d’une injustice », lance de son côté une mère. Plus loin, un père assure que « les corrections des examens officiels n’étaient pas transparentes ».
Les manifestants ont essayé de couper la route devant le ministère avant de la rouvrir devant la circulation.


Et puis, 2de (en titre) devrait être écrit en toutes lettres...
08 h 37, le 27 août 2019