Les forces spéciales kirghizes ont arrêté hier l’ex-président Almazbek Atambaïev, selon plusieurs médias locaux, au deuxième jour d’un assaut marqué par des violences qui font craindre un embrasement dans ce pays d’Asie centrale déjà secoué par deux révolutions en 2005 et 2010. Un premier raid avait tourné à la bataille rangée et fait un mort mercredi soir. Hier après-midi, les forces de sécurité sont revenues en nombre à la résidence de l’ancien chef de l’État dans le village de Koï-Tach, près de la capitale Bichkek, accueillies une nouvelle fois par des centaines de partisans de M. Atambaïev. Accusé de corruption et en conflit avec son successeur, l’ancien chef d’État a été interpellé dans sa maison défendue par ses partisans, selon les médias 24.kg et Kloop.kg. Selon 24.kg, il s’est rendu de son propre chef avant d’être emmené. Un photographe de l’AFP sur place a vu les forces de l’ordre disperser la foule à l’aide de gaz lacrymogène. Almazbek Atambaïev, 62 ans, président de 2011 à fin 2017, a été inculpé fin juin de corruption par la justice kirghize. Son immunité en tant qu’ancien président a été levée par les députés.
Moyen Orient et Monde - Kirghizstan
L’ex-président arrêté lors d’un assaut des forces de l’ordre
OLJ / le 09 août 2019 à 00h00

