Les aspirants à la présidence de la Tunisie ont commencé à déposer hier leur candidature pour le scrutin anticipé du 15 septembre qui permettra d’élire un successeur au chef de l’État décédé, Beji Caïd Essebsi. Initialement prévue en novembre, l’élection a été avancée à la suite de la mort le 25 juillet, à 92 ans, du premier président élu démocratiquement au suffrage universel dans ce pays pionnier du printemps arabe. Hier, au moins neuf prétendants ont déposé leur dossier au siège de l’Instance indépendante chargée des élections (ISIE) à Tunis, dont l’homme d’affaires et magnat des médias Nabil Karoui. Récemment inculpé pour blanchiment d’argent, il se présente comme le candidat des plus démunis. M. Karoui, qui a multiplié les actions caritatives en vue de sa candidature, a failli ne pas pouvoir concourir avec l’adoption, mi-juin par le Parlement, d’un code électoral interdisant à toute personne ayant octroyé « des avantages quelconques en numéraire ou en nature » à des citoyens l’année précédant le scrutin à se présenter. Mais le président Essebsi n’a pas promulgué ce nouveau code électoral avant sa mort, laissant à M. Karoui la voie ouverte. M. Karoui est aujourd’hui un adversaire de taille pour le Premier ministre Youssef Chahed, qui n’a pas encore annoncé sa candidature, bien que son parti Tahya Tounès a affirmé mercredi qu’il sera candidat.
Moyen Orient et Monde - Tunisie
Début du dépôt des candidatures pour la présidentielle
OLJ / le 03 août 2019 à 00h00


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