Le régime syrien a donné son accord « conditionnel » à un cessez-le feu dans la région d’Idleb (Nord-Ouest) dominée par les jihadistes et pilonnée depuis fin avril par le régime et son allié russe, a rapporté hier soir l’agence officielle SANA, citant une source militaire. Selon cette source, la Syrie « accepte un cessez-le-feu à partir de jeudi soir à Idleb à condition que l’accord de désescalade (conclu en septembre 2018 entre la Russie et la Turquie) soit appliqué ». Cette annonce a été immédiatement saluée par Moscou.
Pilonnée sans répit depuis trois mois par le pouvoir syrien soutenu par l’aviation russe, la province d’Idleb est dominée par les jihadistes de Hay’at Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’el-Qaëda). En septembre 2018, Ankara et Moscou s’étaient mis d’accord pour créer une « zone démilitarisée » à Idleb, qui devait servir de tampon entre les territoires insurgés et ceux tenus par le régime. Si l’accord a jusque-là permis d’éviter une offensive d’envergure du régime, il n’est que partiellement respecté, les jihadistes ayant refusé de se retirer.

