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Moyen Orient et Monde - Xinjiang

« La plupart » des internés ont été relâchés, assure la Chine

« La plupart » des musulmans internés dans des camps de rééducation au Xinjiang (nord-ouest de la Chine) ont été relâchés et ont trouvé du travail, a assuré hier un haut responsable régional, sans toutefois fournir de chiffres. Des experts et des organisations de défense des droits de l’homme accusent Pékin d’avoir interné jusqu’à un million de musulmans, principalement d’ethnie ouïgoure, dans cette région en proie par le passé à des attentats attribués à des indépendantistes ou à des islamistes. Pékin dément ce chiffre et affirme que les camps sont des centres de formation professionnelle destinés à lutter contre la radicalisation. Interrogé lors d’une conférence de presse, le vice-président de la région, Alken Tuniaz, un Ouïgour, a assuré que « la plupart des personnes qui ont reçu une formation sont déjà rentrées » à la maison. « La plupart ont achevé leurs études et décroché un emploi », a-t-il dit, se félicitant de « l’efficacité » des centres. Le président de région, Shohrat Zakir, ouïgour également, a précisé pour sa part que les centres enseignaient trois choses : le droit, le chinois et « le vrai sens de la religion ». D’anciens détenus ont affirmé avoir été internés pour des motifs comme le port d’un voile ou d’une barbe trop longue. Un homme d’affaires kazakh, qui a passé près de deux mois dans un camp, a affirmé à l’AFP que ces établissements avaient pour seul but d’éradiquer la croyance religieuse de leurs pensionnaires. Ces derniers sont forcés de manger du porc et de chanter chaque matin des chants patriotiques, a-t-il rapporté.

« La plupart » des musulmans internés dans des camps de rééducation au Xinjiang (nord-ouest de la Chine) ont été relâchés et ont trouvé du travail, a assuré hier un haut responsable régional, sans toutefois fournir de chiffres. Des experts et des organisations de défense des droits de l’homme accusent Pékin d’avoir interné jusqu’à un million de musulmans, principalement d’ethnie ouïgoure, dans cette région en proie par le passé à des attentats attribués à des indépendantistes ou à des islamistes. Pékin dément ce chiffre et affirme que les camps sont des centres de formation professionnelle destinés à lutter contre la radicalisation. Interrogé lors d’une conférence de presse, le vice-président de la région, Alken Tuniaz, un Ouïgour, a assuré que « la plupart des personnes qui...
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