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Sport - Histoire

Clap de fin pour la mythique Coccinelle

Au son des mariachis, le tout dernier exemplaire de la Volkswagen Beetle est sorti d’usine mercredi, au Mexique où elle était fabriquée. Juan Carlos Sanchez/AFP

Mariachis, applaudissements et émotion : le tout dernier exemplaire de la mythique Coccinelle de Volkswagen est sorti mercredi dernier de son usine mexicaine de Puebla, mettant un point final à une épopée de sept décennies qui a marqué l’histoire de l’automobile.

Au son des mariachis jouant un classique mexicain et après avoir roulé quelques mètres sous les applaudissements, la voiture de couleur bleu métallisé a été immortalisée par les objectifs. Elle était entourée par les ouvriers de ce site qui a produit, depuis 1997, plus de 1,7 million de New Beetle (en anglais on l’appelle scarabée). « Gracias Beetle », pouvait-on lire sur les t-shirts des travailleurs de l’usine, qui ont assemblé cet ultime exemplaire de la Final Edition en 7 heures. Les 65 dernières Coccinelle de l’histoire, numérotées de 1 à 65 pour faire référence aux 65 années de présence de Volkswagen au Mexique, ne seront vendues que sur internet, au prix de 21 000 dollars.

« La perte de la Coccinelle après trois générations et près de sept décennies (au Mexique) doit provoquer une large palette d’émotions », a déclaré pendant la cérémonie Steffen Reiche, le PDG de Volkswagen au Mexique. L’annonce de l’arrêt avait été faite en septembre 2018 par le groupe. Le constructeur, qui se remettait à peine aux États-Unis du scandale retentissant des moteurs diesel truqués pour masquer le taux de pollution, disait vouloir se concentrer sur les voitures familiales plus grandes et sur les véhicules électriques.

Icône pop art

La New Beetle, sortie en 1997, n’avait presque plus rien en commun avec le grand ancêtre voulu par Hitler et né du génie automobile de Ferdinand Porsche, dont la production a commencé en 1938 et s’est achevée en 2003. Ni avec la voiture de prédilection de la jeunesse des années 1960 et 1970 incarnant la génération peace and love et sa soif de liberté, qui se traduisait souvent par des Käfer (« coccinelle » en allemand) multicolores et couvertes de dessins d’immenses fleurs.

Pourtant, restait le trait essentiel : la bonhommie venant de la rondeur de sa silhouette, immédiatement reconnaissable même dans les modèles les plus récents. Et bien sûr les phares, faisant immanquablement penser à deux grands yeux sur un visage au sourire bienveillant. L’original avait pourtant commencé par un passé guerrier en transportant des soldats de la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce n’est qu’en 1945 qu’elle sera produite en masse dans une Allemagne occupée par les Alliés et deviendra véritablement la « voiture du peuple », ou « Volkswagen » en allemand.

Robuste, facile d’entretien, mais en même temps performante : elle part peu à peu à la conquête du monde et il n’y a guère d’endroits où les pneus de la Coccinelle n’ont pas laissé leurs traces. La véritable consécration vient dans les années 1960. Le Beatle John Lennon fait sienne la petite voiture aux courbes arrondies et Andy Warhol la transforme en icône pop art, déclinant sa photo sur le modèle de sa fameuse Marylin. En 1968, Walt Disney en fait une star du grand écran avec Un amour de Coccinelle, qui met en scène les aventures d’une très humaine auto baptisée Herbie. Les ventes aux États-Unis s’envolent : au sommet de sa gloire, elle est conduite par quatre millions d’Américains.

Vendue dans le monde entier grâce à sa réputation de solidité, de simplicité mécanique et son prix raisonnable, son succès s’essouffla finalement dans les années 1970 et Volkswagen arrêta sa production en Europe en 1978. La « Cox » finit par accuser le poids des années. Trop gourmande en carburant, une tenue de route fantaisiste, un freinage un peu trop discret et une concurrence – y compris chez VW – avec la Golf. Au Mexique, la Vocho, comme on la surnomme, fut cependant si populaire que VW ouvrit en 1964 une usine de fabrication de la voiture.

La New Beetle, qui entre désormais dans l’histoire de l’automobile, a connu un grand succès sans jamais accéder au statut de légende de son ancêtre.

Source : AFP

Mariachis, applaudissements et émotion : le tout dernier exemplaire de la mythique Coccinelle de Volkswagen est sorti mercredi dernier de son usine mexicaine de Puebla, mettant un point final à une épopée de sept décennies qui a marqué l’histoire de l’automobile.Au son des mariachis jouant un classique mexicain et après avoir roulé quelques mètres sous les applaudissements, la voiture de couleur bleu métallisé a été immortalisée par les objectifs. Elle était entourée par les ouvriers de ce site qui a produit, depuis 1997, plus de 1,7 million de New Beetle (en anglais on l’appelle scarabée). « Gracias Beetle », pouvait-on lire sur les t-shirts des travailleurs de l’usine, qui ont assemblé cet ultime exemplaire de la Final Edition en 7 heures. Les 65 dernières Coccinelle de l’histoire,...
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