La finale des tableaux présentés pour la commémoration des 60 ans de l’IRAP.
L’Institut pour la rééducation audio-phonétique (IRAP), à Aïn Aar sur la route de Bickfaya, institution qui a pour but de soutenir les enfants sourds et les malentendants, vient de fêter son 60e anniversaire par une célébration mémorable au théâtre Saint-Joseph, à Kornet Chehwane. Un événement destiné à faire vivre les moments les plus importants de la vie de l’IRAP, tant par des vidéos, des danses ou des témoignages que par des chants… À la fin de la cérémonie, personne ne s’est dépêché de quitter son siège. Silencieuse, la salle était dans l’émerveillement, l’admiration, la stupéfaction, l’étourdissement et la louange pour tout le travail accompli.
En voici quelques flashes : à l’école de Aïn Aar, à côté du programme national, le programme international « Living Peace » ; au village et dans la paroisse, l’animation et la participation active aux fêtes et surtout à la Saint-Élie ; durant les années 80, dans un quartier démuni à Biakout, l’atelier « Ayadina » pour l’éducation des jeunes mamans à l’art de l’aiguille ou du crochet, puis un petit jardin pour accueillir les enfants afin de permettre aux mamans de travailler ; un programme de présence destiné aux familles dans plusieurs villages du Liban, baptisé « Étincelles de paix »; le combat national pour les malentendants et la carte pour les handicapés; la grève pour réclamer les allocations de l’État ; la maison d’accueil Sainte-Anne pour l’insertion sociale des malentendants, avec sa « K’fête » et sa boutique ; sans oublier la cafétéria de l’Hôtel-Dieu, qui depuis 1975 pratique l’accueil patient et indulgent, autour d’un café ou d’une salade…
À la fin du spectacle, les applaudissements fusent de tous les côtés, une grande joie remplit les cœurs de tous les présents. Et le rapprochement se fait spontanément entre l’IRAP et l’admirable chœur des différentes associations libanaises. En s’insérant dans ce « concert », l’IRAP apparaît non seulement comme l’institution spécialiste pour les malentendants, mais aussi comme celle qui soigne l’art du « créer du lien », de le cultiver et surtout de le passer de génération en génération. Une révolution, mais non pas numérique : celle de la sagesse d’aimer !

