La cour d’appel de Bahreïn a annulé hier une décision de justice portant sur la déchéance de nationalité de 92 chiites condamnés pour formation d’un groupe « terroriste » lié à l’Iran, a indiqué une source judiciaire. La cour a néanmoins confirmé les peines de prison pour ces Bahreïnis qui font partie d’un groupe de 138 personnes jugées et condamnées en avril par un tribunal de Bahreïn, selon la même source. La Cour de cassation doit au final trancher sur cette affaire.
Les condamnés – des citoyens bahreïnis de confession musulmane chiite – faisaient partie d’un groupe de 169 personnes poursuivies pour « formation d’un groupe terroriste » et liens avec les gardiens de la révolution, l’armée idéologique iranienne. Il s’agit du plus grand groupe de personnes à être condamnées et déchues de leur nationalité en un seul procès depuis le début des poursuites judiciaires contre des dissidents chiites, après le mouvement de contestation de 2011, selon le groupe d’opposants Bahrain Institute for Rights and Democracy (BIRD). Ces personnes ont tenté, selon le procureur du royaume Ahmad al-Hammadi, de former à Bahreïn un « Hezbollah ».

