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Moyen Orient et Monde

Les Émirats n’imputent pas à l’Iran les attaques contre des pétroliers

Le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a jugé hier qu’il était prématuré d’imputer à un pays en particulier les attaques qui ont récemment visé deux pétroliers dans le golfe de Oman, faute d’informations probantes à ce sujet.

Cette déclaration sonne comme un désaveu pour les États-Unis, qui ont fourni ce qu’ils présentent comme des « preuves » de l’implication de l’Iran dans ces attaques. L’Arabie saoudite a aussi mis en cause Téhéran. Mais pour le chef de la diplomatie émiratie, cheikh Abdallah ben Zayed al-Nahyane, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse à Moscou au côté de son homologue russe Sergueï Lavrov, il faut « des preuves claires, scientifiques et convaincantes » avant d’accuser un pays.

Les Émirats arabes unis se sont aussi gardés de pointer du doigt l’Iran après les attaques contre d’autres pétroliers, dont deux saoudiens, le mois dernier au large de leurs côtes. Ils ont transmis les résultats de leur enquête aux Nations unies en invoquant le rôle d’un « acteur étatique », sans dire lequel.

Washington et Riyad ont là aussi accusé l’Iran. Cheikh Abdallah ben Zayed al-Nahyane a ajouté que les discussions entamées lundi par le secrétaire d’État américain Mike Pompeo pour constituer une coalition internationale en vue d’assurer la sécurité de navigation dans le golfe Arabo-Persique n’en étaient qu’au « stade préliminaire ». Sergueï Lavrov a déclaré de son côté que Moscou allait pousser les États-Unis et l’Iran à entamer un dialogue. « Cela suppose bien sûr de renoncer à la politique des ultimatums, des sanctions et du chantage », a souligné le chef de la diplomatie russe.

Source : AFP

Le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a jugé hier qu’il était prématuré d’imputer à un pays en particulier les attaques qui ont récemment visé deux pétroliers dans le golfe de Oman, faute d’informations probantes à ce sujet.Cette déclaration sonne comme un désaveu pour les États-Unis, qui ont fourni ce qu’ils présentent comme des « preuves » de l’implication de l’Iran dans ces attaques. L’Arabie saoudite a aussi mis en cause Téhéran. Mais pour le chef de la diplomatie émiratie, cheikh Abdallah ben Zayed al-Nahyane, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse à Moscou au côté de son homologue russe Sergueï Lavrov, il faut « des preuves claires, scientifiques et convaincantes » avant d’accuser un pays.Les Émirats arabes unis se sont aussi gardés...
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