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Liban - Communautés

Le synode maronite hautement préoccupé par l’émigration des chrétiens du Moyen-Orient

Le patriarche Béchara Raï en compagnie de Mgr Boulos Abdel Sater, nouvel archevêque de Beyrouth. Photo ANI

Réuni du 5 au 8 juin d’abord, puis du 10 au 15 juin, au siège patriarcal de Bkerké, le synode annuel de l’Église maronite a fait état dans son communiqué final de « signaux graves » provenant des évêchés maronites de Syrie, de Jordanie, de Terre sainte, d’Égypte et de Chypre, et des « besoins croissants auxquels ils font face, en raison d’une accumulation de crises ». En d’autres termes, il met en exergue l’hémorragie humaine qui affecte les populations chrétiennes, en particulier maronites, de ces pays.

Mais si le Moyen-Orient, hormis le Liban qui offre un cas spécial, se vide de ses chrétiens, les évêques maronites ne baissent pas les bras pour autant et affirment dans leur communiqué qu’ils défendront devant toutes les instances arabes et internationales, la cause de ces populations forcées à l’exode par la guerre, l’insécurité, les besoins économiques ou les pressions idéologiques, afin qu’elles « préservent leur identité culturelle, et que leurs pays retrouvent leur place dans la communauté arabe et internationale ».

Parler en espérance

Parle-t-on en espérance ? Sans doute. Certes, les évêques sont sincères dans leur plaidoirie, mais ils n’en constatent pas moins que l’exode des populations chrétiennes du Moyen-Orient est, dans une certaine mesure, irréversible et génère un phénomène de vases communicants, puisque l’Orient qui se désemplit se déverse dans les pays d’immigration.

Du reste, le synode en prend acte. Dans son communiqué final, il affirme avoir examiné « la situation des évêchés de la diaspora, ainsi que l’augmentation du nombre de leurs fidèles et de leurs besoins pastoraux, notamment en prêtres ». Selon le communiqué, les évêques se sont penchés sur le diocèse de France, celui de l’Afrique occidentale et centrale, les communautés en Afrique du Sud, en Europe occidentale et en Europe du Nord, ainsi qu’en Amérique centrale, en Colombie, au Pérou et en Équateur. Les diocèses du Liban, principal réservoir maronite de prêtres, ont été sollicités pour accorder « la priorité » à la formation de prêtres missionnaires « et aider financièrement les communautés en cours de croissance qui en ont besoin ».

Élection

Par ailleurs, le synode a élu un successeur à Mgr Boulos Matar, archevêque maronite de Beyrouth depuis 23 ans. C’est le vicaire et auxiliaire patriarcal Boulos Abdel Sater qui va lui succéder. À Bkerké, le P. Antoine Aoukar, un haut responsable de l’ordre des antonins, succédera à Mgr Abdel Sater.

Par ailleurs, le synode maronite a nommé le vicaire et auxiliaire patriarcal Youhanna Rafic Warcha pour succéder à Mgr François Eid comme représentant du patriarcat auprès du Saint-Siège et président du Collège maronite à Rome.

Mgr Warcha est remplacé, au sein de la curie patriarcale, par le chorévèque Peter Karam, responsable de l’évêché maronite Notre-Dame du Liban à Los Angeles.

Réuni du 5 au 8 juin d’abord, puis du 10 au 15 juin, au siège patriarcal de Bkerké, le synode annuel de l’Église maronite a fait état dans son communiqué final de « signaux graves » provenant des évêchés maronites de Syrie, de Jordanie, de Terre sainte, d’Égypte et de Chypre, et des « besoins croissants auxquels ils font face, en raison d’une accumulation de crises ». En d’autres termes, il met en exergue l’hémorragie humaine qui affecte les populations chrétiennes, en particulier maronites, de ces pays.Mais si le Moyen-Orient, hormis le Liban qui offre un cas spécial, se vide de ses chrétiens, les évêques maronites ne baissent pas les bras pour autant et affirment dans leur communiqué qu’ils défendront devant toutes les instances arabes et internationales, la cause de ces...
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