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Liban

Berry demande aux juges de renoncer à leur grève

Protestation

Le centenaire de la Cour de cassation qui sera célébré aujourd’hui est assombri par la fronde de la magistrature.

OLJ
12/06/2019

Pour le centenaire de la Cour de cassation, une cérémonie officielle sera organisée aujourd’hui au Palais de justice, sous la présidence du chef de l’État, Michel Aoun, et en présence du président de la Chambre, Nabih Berry, du Premier ministre, Saad Hariri, et d’un grand nombre d’officiels, aux côtés des présidents des Cours de cassation de plusieurs pays arabes et francophones.

Le centenaire sera célébré alors qu’une partie des juges reste en grève pour protester contre une réduction, dans le cadre du budget de 2019, de certains avantages qui leur sont accordés par la loi. Les magistrats, rappelle-t-on, avaient décidé lundi le maintien de la grève qu’ils avaient entamée le 3 mai, consécutivement à un vote secret durant leur assemblée générale qu’ils avaient tenue au Palais de justice. Pour eux, les mesures d’austérité les affectant représentent « une atteinte à l’indépendance de la justice ». Le nouveau budget de l’État prévoit, rappelle-t-on, d’augmenter de 5 % l’impôt sur les salaires des magistrats et supprime des avantages tels que l’exemption du paiement des frais d’enregistrement des voitures et de la taxe mécanique. Des fonds alloués à la caisse de mutualité sont supposés par ailleurs avoir été réduits, notamment les fonds provenant des indemnités imposées par la justice aux contrevenants du code de la route qui n’ont pas payé leurs amendes. Dans le système actuel, la mutuelle recueille 30 % de ces indemnités, alors que le budget 2019 ne lui en accorde que 25 %. Des promesses, relayées par le président du Conseil supérieur de la magistrature, Jean Fahd, auraient été formulées par les autorités pour revoir les clauses du budget concernant la magistrature.

Quoi qu’il en soit, c’est avec des tribunaux paralysés que le Liban s’apprête à célébrer le centenaire de sa Cour de cassation. Hier, durant le congrès que les présidents des Cours suprêmes arabes ont tenu à Beyrouth, sous l’égide de Nabih Berry, représenté par le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, ce dernier s’est adressé au corps de la magistrature au nom du chef du législatif, pour leur demander indirectement de renoncer à leur mouvement de grève. Il les a priés de « réagir positivement au débat en cours au Parlement autour de la nouvelle loi de finances et de dépasser certaines de leurs réserves ».

« Le président de la Chambre a toujours défendu l’autonomie de la justice et plaidé pour sa protection au double plan matériel et moral parce qu’il la perçoit comme le pilier de l’édification d’un État de droit au Liban », a déclaré M. Khalil, avant de souligner qu’« une attitude positive (des magistrats) pavera la voie à la réalisation de ce à quoi ils aspirent et qui a fait l’objet de concertations avec le président du CSM et le ministre » de la Justice.

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