Nizar Zakka, accusé par Téhéran d’espionnage pour le compte de Washington et détenu en Iran depuis 2015, serait de retour incessamment parmi les siens. M. Zakka serait sur le point d’être libéré dans les heures qui viennent par Téhéran, au terme d’efforts diplomatiques menés par le pouvoir, notamment par le président de la République, Michel Aoun, et le président du Conseil, Saad Hariri, qui avaient à plusieurs reprises réclamé sa libération.
Son avocat, Majed Dimashkiyé, a déclaré hier à l’Associated Press que son client sera libéré dans les « prochains jours ». Auparavant, l’agence iranienne Tabnak, relevant des gardiens de la révolution, avait indiqué que M. Zakka « sera libéré prochainement, en réponse à la demande formulée dans ce sens aux autorités iraniennes par le président de la République Michel Aoun, compte tenu de son rôle influent ». L’agence iranienne Mehr, également proche des milieux des pasdaran, a repris l’information.
M. Zakka, résident permanent aux États-Unis, avait disparu en 2015, lors de son cinquième voyage en Iran. Deux semaines plus tard, la télévision iranienne avait annoncé qu’il était en garde à vue et soupçonné d’entretenir des « liens profonds » avec les services de renseignements américains. Il avait été condamné à 10 ans de prison en septembre 2016 et s’était vu infliger une amende de 4,2 millions de dollars après qu’un tribunal de sécurité l’eut reconnu coupable d’espionnage.
Les membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont publié une résolution il y a deux ans réclamant sa libération.


Un geste humanitaire louable, annonciateur de bonnes augures quant aux relations tendues americano iraniennes. Du moins esperons le.
08 h 23, le 04 juin 2019