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Sport - Football / Ligue Des Champions

Pour Liverpool, l’aboutissement tant attendu de l’ère Jürgen Klopp

Les Reds ont vaincu Tottenham, samedi en finale.

Fin d’une disette européenne de 14 ans : l’irrésistible ascension de Liverpool depuis le début du mandat de Jürgen Klopp sur le banc, en 2015, s’est logiquement concrétisée par la victoire en finale de Ligue des champions (2-0 contre Tottenham). Paul Ellis/AFP

Fin d’une disette européenne de 14 ans. L’irrésistible ascension de Liverpool depuis le début du mandat de Jürgen Klopp s’est logiquement concrétisée par la victoire en finale de Ligue des champions (2-0 contre Tottenham), récompense du travail de fond et de la résilience du coach allemand.

Allez, allez, allez ; Si señor – le dernier tube en vogue en l’honneur de Roberto Firmino – ; sans oublier l’indispensable Mo Salah-lalalalala :

de Madrid au Caire, les supporteurs des Reds du monde entier ont puisé dans leur riche répertoire pour célébrer la 6e couronne européenne de leur histoire, samedi jusqu’au bout de la nuit. À Liverpool, pour fêter le retour des héros hier, les Scousers auront peut-être déjà fini de composer un hymne pour Jürgen Klopp. Un hommage qui serait amplement mérité, aussi bien pour saluer ses brillants résultats sportifs que son incroyable prémonition.

À son arrivée sur le banc de Liverpool en 2015, quelques mois à peine après la fin de sa formidable aventure au Borussia Dortmund, le charismatique blond aux lunettes translucides s’était en effet donné quatre ans pour décrocher un trophée... Promesse tenue sur le gong ! Et il ne s’agit ni d’une Coupe d’Angleterre ni d’une Coupe de la Ligue anglaise, mais bien du titre le plus convoité des clubs européens, que même les très dépensiers PSG et Manchester City n’ont toujours pas réussi à remporter... Une énorme performance.

Géant endormi depuis le « miracle d’Istanbul » et son incroyable come-back contre l’AC Milan en finale de l’édition 2005, les Reds version Klopp auraient dû mettre fin à une décennie de disette dès 2016 avec la Ligue Europa, voire en 2018 avec la Ligue des champions. Mais à chaque fois, la malédiction avait frappé le désormais ex-perdant magnifique en finale. En raison d’un léger manque de réussite, mais surtout d’erreurs individuelles rédhibitoires, symbolisées par la bourde monumentale du gardien Loris Karius contre le Real Madrid (défaite 3-1) l’an dernier. Sûr de ses forces, son trident offensif Salah-Firmino-Mané ou ses latéraux Alexander-Arnorld-Robertson, le technicien allemand a compris qu’il n’avait besoin que de quelques ajustements pour définitivement transformer le moribond club anglais en machine à gagner.

Après avoir poussé Karius vers la sortie, Klopp a convaincu ses dirigeants de lâcher l’été dernier plus de 62 millions d’euros pour recruter Alisson, en provenance de la Roma. Un investissement massif qui avait interloqué les observateurs... Le pari s’est révélé aussi payant que le mirifique transfert de Virgil van Dijk (80 millions d’euros) à l’hiver 2018, tant le portier de la Seleção s’est montré déterminant pour solidifier son équipe. Si le championnat d’Angleterre, qui échappe à Liverpool depuis 1990, lui est passé sous le nez cette année pour seulement un point (97 points contre 98 pour Manchester City), la stratégie a porté ses fruits jusqu’à la finale de la Ligue des champions.

Mais si la Coupe d’Europe fait partie de l’ADN des Reds, c’est le championnat d’Angleterre qui semble davantage faire rêver l’effectif du technicien allemand. « J’ai eu au téléphone Pep Guardiola (entraîneur de ManCity) et nous nous sommes promis que nous nous rendrions encore coup pour coup l’an prochain », a déclaré Klopp. En 2020, ce sera la Premier League avant tout…

Les Spurs à court de miracles

Pour leur part, les funambules sont tombés ! La présence en finale de Ligue des champions de Tottenham, le moins nanti et le moins dépensier des grands clubs anglais, était une anomalie. Trop malchanceux, trop inexpérimentés, les Spurs ont toutefois promis de revenir « plus forts » pour gagner.

L’entraîneur argentin Mauricio Pochettino avait bien préparé son affaire, il avait patiemment mûri toutes ses décisions, pesé chaque mot de sa causerie... et puis patatras ! Après seulement une vingtaine de secondes de jeu en finale à Madrid, penalty contre son équipe, provoqué par l’infortuné milieu français Moussa Sissoko. Que faire contre le destin ? « Ce sont des circonstances que l’on ne peut pas prévoir, pour lesquelles on ne peut pas se préparer. Ça ne change pas que les plans, ça change la dynamique » du match, a commenté, fataliste, Pochettino.

Aux tours précédents, la fortune avait pourtant souri aux Spurs, inébranlables dans leur foi en l’impossible : en quarts, un but adverse annulé in extremis par l’arbitrage vidéo (VAR) avait ressuscité Tottenham, avant un improbable triplé du Brésilien Lucas Moura en 45 minutes lors de la demi-finale contre l’Ajax (3-2). « Il faut toujours avoir un brin de réussite, et cela n’a pas été le cas (samedi) », a reconnu le gardien et capitaine français Hugo Lloris. Mais Pochettino a aussitôt remis les choses en perspective : le budget transferts des Spurs a été réduit à néant pendant deux mercatos successifs pour financer la construction d’un nouveau stade à un milliard d’euros. « Nous avons rivalisé contre une équipe comme Liverpool, qui est bâtie pour atteindre des finales. Nous, nous partagions d’autres priorités que l’aspect sportif, a fait valoir Pochettino. Cela aurait été historique de gagner ce trophée, les gens auraient été surpris. »

Évidemment, il est facile de critiquer a posteriori les choix de l’Argentin, dont l’équipe a eu des opportunités d’égaliser en seconde période, ce qui aurait changé la lecture du match. Mais le pari de titulariser la star Harry Kane, qui revenait tout juste de blessure, est un coup de dés qui n’a pas payé. « Ma décision était très analytique, avec les données en main, je ne regrette aucune décision », a tranché Pochettino. Et pendant que Kane traînait son manque de rythme pendant les 90 minutes, Lucas Moura, héros des demies, n’est entré qu’à l’heure de jeu.

Tottenham se remettra-t-il de ce crève-cœur ? Oui, si l’on en croit les discours résolument optimistes des Spurs après cette finale, la première de leur histoire. « Cette saison doit nous servir pour revenir encore plus forts la saison prochaine », a lancé Lloris. Reste une question centrale : Pochettino restera-t-il à Tottenham ?

Après cinq ans sur le banc londonien et malgré un contrat courant jusqu’en 2023, l’exigeant Argentin a réclamé à ses dirigeants des garanties sur le futur recrutement, laissant planer la menace d’un départ. Samedi soir, il n’a pas voulu se prononcer clairement sur son avenir. Mais ses propos alimentent l’idée qu’il espère prendre sa revanche l’an prochain avec ce même groupe de joueurs. « Lorsque l’on vit une telle expérience, on veut y retourner. J’espère que l’on pourra revivre cela dans le futur », a-t-il lancé.

Source : AFP

Fin d’une disette européenne de 14 ans. L’irrésistible ascension de Liverpool depuis le début du mandat de Jürgen Klopp s’est logiquement concrétisée par la victoire en finale de Ligue des champions (2-0 contre Tottenham), récompense du travail de fond et de la résilience du coach allemand.Allez, allez, allez ; Si señor – le dernier tube en vogue en l’honneur de Roberto Firmino – ; sans oublier l’indispensable Mo Salah-lalalalala :de Madrid au Caire, les supporteurs des Reds du monde entier ont puisé dans leur riche répertoire pour célébrer la 6e couronne européenne de leur histoire, samedi jusqu’au bout de la nuit. À Liverpool, pour fêter le retour des héros hier, les Scousers auront peut-être déjà fini de composer un hymne pour Jürgen Klopp. Un hommage qui serait amplement mérité, aussi bien pour...
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