Coupure du ruban traditionnel, avant l’accès aux panneaux solaires. Photo F.M.
Un projet de production d’électricité par panneaux solaires financé par l’agence USAid et mis en œuvre par la Fondation René Moawad en partenariat avec la municipalité du village vient d’être inauguré à Jrane (Liban-Nord).
Assistaient à la cérémonie d’inauguration le député Michel Moawad, président de la fondation, le directeur du bureau de développement local de l’USAid, qui s’est félicité de ce que le projet allait inciter les communautés à rechercher « des solutions locales durables à un coût acceptable », ainsi que le président de la fédération des municipalités de Batroun Marcelino Herek, le député Fadi Saad, le caïmacam de Batroun, Roger Toubia, le président de la municipalité de Jrane, Bassam Khoury, le président de la ligue des maires de Batroun Jacques Yaacoub, le directeur général de la Fondation René Moawad Nabil Moawad, ainsi que des personnalités sécuritaires, religieuses, sociales, économiques, éducatives et communautaires.
Dans une allocution de circonstance, Michel Moawad s’est félicité de la dimension environnementale du projet, qui met en évidence le partenariat tripartite bailleurs de fonds internationaux-ONG-autorités locales et municipalités. Souffrant, comme beaucoup d’agglomérations libanaises, de pannes de courant de plus de 12 heures par jour, Jrane va bénéficier, grâce au projet mis en œuvre, d’environ 90 KVA supplémentaires. Grâce à l’énergie solaire, la facture d’électricité sera réduite d’environ 20 %. Par ailleurs, a ajouté M. Moawad, « l’importance du projet n’est pas seulement économique ; ce sera aussi un modèle sur le plan environnemental, puisqu’il instaure une culture de l’énergie alternative ». « Sur la base de ce qui précède, en tant que Fondation René Moawad, nous attachons une grande importance à la mise en place de projets d’énergie alternative ou renouvelable », a-t-il ajouté. « Des 85 projets que nous avons mis en œuvre dans le cadre du projet “Baldati”, il y en a 17 qui sont liés aux énergies alternatives, et nous en sommes fiers. »
« Avec des capacités relativement modestes, nous avons pu mener à bien un projet qui changera les agendas des habitants de la région. Ainsi, lorsque nous voyons comment des milliards de dollars sont dépensés par l’État sans résultat réel, cela confirme à nos yeux que la base du développement doit être représentée par les municipalités et les autorités locales », a conclu le jeune député.

