La présidente du Parlement espagnol Meritxell Batet recevant le ministre libanais des Affaires étrangères Gebran Bassil, le 31 mai 2019 à Madrid. Photo tirée du compte Twitter de Gebran Bassil
Le ministre libanais des Affaires étrangères Gebran Bassil, en déplacement en Espagne, a de nouveau appelé vendredi à un retour dans leur pays des réfugiés syriens installés au Liban.
"Le Liban subit le fardeau des réfugiés syriens. Le plus dangereux, ce sont les tentatives de rendre leur présence au Liban permanente et non temporaire. Nous ne le voulons pas. Notre expérience avec les réfugiés palestiniens l'illustre", a déclaré M. Bassil, qui était reçu à Madrid par la présidente du Parlement espagnol, Meritxell Batet. "Vous devez nous aider à faire revenir les réfugiés chez eux, pas les encourager à rester au Liban à travers les aides que vous leur octroyez. La seule solution est leur retour, et faire en sorte que l'argent dépensé pour qu'ils restent soient mis au service de leur retour", a ajouté le ministre.
Selon les chiffres du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, le Liban accueille un peu plus de 970.000 réfugiés syriens, officiellement inscrits sur les registres onusiens. Les trois quarts de ces réfugiés vivent sous le seuil de pauvreté. Alors que leur retour en Syrie fait désormais partie du discours de toutes les formations politiques, ces dernières s'écharpent sur la nécessité de coopérer ou pas avec le régime de Bachar el-Assad pour assurer ce retour. La communauté internationale, elle, appelle à un règlement politique du conflit avant d'assurer le retour des réfugiés.
Selon la Sûreté générale, plus de 170.000 réfugiés syriens sont rentrés dans leur pays entre décembre 2017 et mars 2019 dans le cadre d'opérations de "retour volontaire" organisées par ce service de sécurité en coordination avec le régime syrien.

