Naomi Osaka (n° 1 mondiale) a senti de très près le vent de la défaite, passant à deux points de l’élimination. Philippe Lopez/AFP
Alexander Zverev (n° 5 mondial) a eu du mal, mais il est finalement sorti vainqueur hier de son 1er tour à rallonge face à John Millman (7-6 (7/4), 6-3, 2-6, 6-7 (5/7), 6-3) en 4h08 de jeu, le match du 1er tour le plus long depuis le début du tournoi de Roland-Garros. Il avait pourtant idéalement commencé en empochant les deux premiers sets, mais il s’est trouvé face à un Millman très coriace qui l’a poussé jusqu’à la 5e manche.
De son côté, Juan Martin Del Potro (n° 9 mondial et demi-finaliste il y a un an) a effacé un départ poussif pour se qualifier pour le 2e tour, aux dépens de Nicolas Jarry (3-6, 6-2, 6-1, 6-4). Alternativement sous la pluie, le soleil et le vent, Del Potro s’est solidement installé aux commandes après un faux départ qui lui a valu la perte de la 1re manche, mais il a fini par s’imposer en à peine plus de 2 heures.
Dans le tableau féminin, la n° 1 mondiale Naomi Osaka, après un 1er set catastrophique, a senti de très près le vent de la défaite, passant à deux points de l’élimination face à l’étonnante Anna Karolina Schmiedlova, mais s’est finalement qualifiée pour le 2e tour (0-6, 7-6 (7/4), 6-1). Les 1ers tours de grand chelem sont toujours délicats. Et pour Naomi Osaka, qui a remporté les deux dernières levées du grand chelem à New York (US Open) et Melbourne (Open d’Australie), la règle s’est vérifiée. Cueillie à froid au 1er set, une manche où la n° 1 mondiale a multiplié les fautes directes (13), Osaka s’est mise d’emblée en difficulté. Si elle a ensuite réussi à se détacher 3 jeux à 0 dans la 2e manche, une courte interruption due à la pluie a ensuite totalement relancé Schmiedlova. Menée 5-4, puis 6-5, Osaka est parvenue in extremis à accrocher le tie-break, et à remporter le 2e set. Le 3e n’a été ensuite qu’une formalité, avant tout en raison de la baisse de régime de Schmiedlova. Son prochain tour face à Victoria Azarenka, ex-n° 1 mondiale (aujourd’hui 43e) et demi-finaliste en 2013, s’annonce extrêmement compliqué.
Un peu plus tôt, Azarenka s’était défait (6-4, 7-6 (7/4)) de Jelena Ostapenko (39e). Cette dernière n’a plus gagné un match à Roland-Garros depuis son titre en 2017 et a, donc, encore une fois été éliminée au 1er tour. Ce match constituait l’affiche du tableau féminin entre une ancienne lauréate et une ex-n° 1 mondiale. Le duel n’a pas manqué d’intensité, mais a sacré l’expérience. Azarenka s’est montrée plus solide que l’étoile filante Ostapenko qui, depuis son sacre à la porte d’Auteuil, peine à confirmer. Elle avait également été éliminée au 1er tour l’année dernière.
Lundi tard dans la nuit, Serena Williams s’était elle aussi fait peur. Venue à Paris pour tenter d’accrocher un incroyable record, celui de Margaret Court et ses 24 couronnes en grand chelem, Williams n’a pas connu une entame tranquille. Un léger vent de panique a même traversé le court Central quand, après 30 minutes de jeu, elle était menée 6-2 par la 83e mondiale, Vitalia Datchenko. Mais l’ex-n° 1 mondiale s’est reprise. Et de façon radicale. Une fois remise dans le match, elle a aligné 12 jeux contre un seul pour son adversaire. C’est passé cette fois-ci, mais le couperet n’est pas passé loin.
Source : AFP

