Le chef d’état-major de l’armée a réclamé hier un dialogue fait de « concessions mutuelles » pour résoudre la crise en Algérie, née de la contestation contre le régime, mais a continué de prôner « dans les plus brefs délais » une présidentielle refusée par la contestation. « La priorité aujourd’hui » est « d’aller vers un dialogue productif qui permette de sortir notre pays » de la crise et « assure ainsi la voie vers la tenue des prochaines élections dans les plus brefs délais possibles, loin des périodes de transition aux conséquences incertaines », a déclaré le général Ahmad Gaïd Salah. Devenu de facto le véritable homme fort du pays depuis la démission le 2 avril du président Abdelaziz Bouteflika, le général Gaïd Salah défendait jusqu’ici, comme seule voie de sortie de crise, la « solution constitutionnelle » passant par la présidentielle annoncée pour le 4 juillet. Mais seules deux personnalités sans envergure ont déposé leurs candidatures, rendant plus qu’incertaine la tenue du scrutin, massivement rejeté par le mouvement de contestation tant que sont en place les personnalités de l’appareil hérité des 20 ans de présidence Bouteflika. Il a prôné un « dialogue sérieux, rationnel, constructif et clairvoyant » et « des concessions mutuelles » grâce auxquelles « on outrepasse les divergences (...) ou du moins on réduit les écarts entre les points de vue contradictoires ».
Moyen Orient et Monde - Algérie
L’armée appelle au dialogue et à des « concessions mutuelles »
OLJ / le 29 mai 2019 à 00h00

