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Moyen Orient et Monde

Guaido échoue à s’allier l’armée

Venezuela
OLJ
06/05/2019

Les partisans de l’opposant vénézuélien Juan Guaido se sont dirigés samedi « en paix », mais en nombre réduit, vers les casernes pour exhorter une nouvelle fois l’armée à lâcher Nicolas Maduro.

« L’objectif est de porter notre message sans tomber dans la confrontation ni la provocation », avait écrit Juan Guaido sur Twitter. Et le chef de file de l’opposition d’appeler les Vénézuéliens à remettre un tract aux soldats pour les inciter à tourner le dos à Nicolas Maduro, quatre jours après avoir tenté, sans succès, de provoquer un soulèvement militaire.

Les appels du pied de plus en plus pressants de l’opposant à l’armée s’expliquent par le poids de cette institution dans l’équilibre du pouvoir. Elle tient le secteur du pétrole, poumon économique du pays, et plusieurs ministères. Jusqu’à maintenant, l’état-major est resté fidèle à Nicolas Maduro, qui s’est rendu sur deux bases depuis jeudi matin pour s’assurer de la loyauté des troupes à son égard.

Le président socialiste a, lui, appelé samedi l’armée à être « prête » pour l’éventualité d’une attaque de l’ « empire nord-américain », lors de l’inspection d’une base dans l’État de Cojedes, dans le nord-ouest du pays. Sept militaires qui avaient décollé samedi de Caracas à destination de cette base ont été tués dans le crash de leur hélicoptère. Un « incident » que le président a regretté sur Twitter. Dès mardi, le président socialiste avait lancé une chasse aux « traîtres » et a affirmé avoir déjoué une « escarmouche putschiste » entreprise par le petit groupe de militaires entrés en rébellion pour rejoindre Juan Guaido. Quelque 25 militaires rebelles ont ensuite demandé l’asile aux ambassades du Brésil et du Panama, et Leopoldo Lopez, une des figures de l’opposition, s’est réfugié dans celle d’Espagne.

Washington tente à tout prix de pousser Nicolas Maduro vers la sortie au profit de Juan Guaido. Mercredi, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré qu’une « intervention militaire est possible (au Venezuela, NDLR). Si c’est nécessaire, c’est ce que feront les États-Unis ». Et dans un message vidéo adressé aux Vénézuéliens samedi, il a affirmé que « le moment de la transition est venu ». Le président américain Donald Trump a pour sa part, de manière surprenante, vanté un « échange très positif » avec son homologue russe Vladimir Poutine sur le Venezuela, dossier sur lequel les deux pays s’accusent mutuellement de jouer un jeu dangereux. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a appelé hier les États-Unis à « abandonner leurs plans irresponsables » au Venezuela. « Nous sommes témoins d’une campagne sans précédent des États-Unis pour renverser les autorités légitimes du Venezuela », a accusé le ministre russe des Affaires étrangères.


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