Le président libanais, Michel Aoun. Photo d'archives ANI
Le président libanais, Michel Aoun, a affirmé mardi que la justice libanaise restera indépendante et "ne sera l'otage de personne", au moment où certains magistrats et autres fonctionnaires de justice ont été épinglés dans des affaires de corruption.
"Assainir le corps judiciaire était en tête de mes priorités dans le cadre de la lutte contre la corruption (...)", a dit le chef de l'Etat lors d'une cérémonie qui s'est tenue au Palais de Justice, en présence notamment du Premier ministre Saad Hariri et du président du Parlement, Nabih Berry, à l'occasion des cent ans de la création de l'Ordre des avocats à Beyrouth.
"La justice ne sera l'otage de personne sous mon mandat, elle sera un pouvoir qui exerce sa mission avec une conscience libre et impartiale (...)", a insisté le président Aoun.
"Ce congrès a pour but d'initier un dialogue national franc entre toutes les composantes concernées par la justice, afin de mettre la lumière sur les dysfonctionnements actuels au niveau de la situation judiciaire actuelle et identifier ses causes pour trouver les moyens de redresser le pouvoir judiciaire indépendant", a ajouté le chef de l'Etat.
Michel Aoun a également remis au bâtonnier André Chidiac les insignes de l'Ordre national du Cèdre, au grade d'officier.
Début avril, le ministre de la Justice, Albert Serhan, avait suspendu temporairement un juge appelé à comparaître devant le Conseil de discipline sur base d'une recommandation de l'inspection judiciaire. Auparavant, trois magistrats et deux auxiliaires de justice avaient déjà été suspendus de leurs fonctions avant d’être déférés devant le conseil de discipline, sur recommandation de l’Inspection judiciaire qui a diligenté une enquête sur ces fonctionnaires. Les trois juges faisaient l’objet d’une enquête pour des affaires de corruption. Des militaires accusés de corruption avait également récemment été arrêtés, dans le cadre d'une campagne de lutte contre la corruption que les autorités ont lancé il y a plusieurs semaines, au moment où toutes les composantes politiques du pays affirment vouloir faire de la lutte contre la corruption leur bataille.
Selon le dernier rapport annuel de l'ONG Transparency International (TI), basée à Berlin, le Liban occupe le 138e rang sur 180 pays au classement 2018 de l’indice de perception de la corruption.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine