Charbel Akiki et Charbel Jabbour ont été respectivement enlevé et blessé au Nigeria, dans une embuscade tendue par des hommes armés contre le convoi qui les transportait vers le chantier, une carrière, où ils travaillent dans l’État d’Edo, dans le sud-ouest du pays. L’attaque a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi.
Hier, le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a demandé à l’ambassadeur du Liban au Nigeria, Houssam Diab Abouja, de suivre le dossier de près avec les autorités nigérianes. Contacté par L’Orient-Le Jour, celui-ci a assuré que Charbel Akiki était en bonne santé et que la société pour laquelle il travaille est en pourparlers avec ses ravisseurs pour obtenir sa libération. « Les autorités locales ont pris des mesures limitées dans ce cadre parce qu’une intervention des forces armées pourrait mettre la vie de Charbel Akiki en danger », explique-t-il. Ignorant le montant de la rançon que les ravisseurs du jeune homme réclament, M. Abouja note que les négociations vont bon train, ce qui est positif.
Quant à Charbel Jabbour, « il a été opéré à Lagos et son état est stable ». Il a été atteint d’une balle au poumon.
Par ailleurs, la famille de Charbel Akiki a appelé hier les médias « à ne pas publier des informations inexactes sur la situation » de leur fils. Dans un communiqué, la famille a constaté « de nombreuses fausses informations concernant l’enlèvement, la partie qui mène les négociations et le montant de la rançon ». Et d’insister sur la nécessité de s’assurer de toute information avant sa publication, d’autant que « toute information inexacte pourrait mettre la vie (de Charbel) en danger et entraver le cours des négociations ».

