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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Pompeo refuse de dire si une attaque contre l’Iran serait légale

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo devant le Congrès. Erin Scott/Reuters

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a accusé hier l’Iran d’avoir des liens avec le groupe jihadiste el-Qaëda, mais a refusé de dire si l’administration américaine disposait de la possibilité légale d’envahir le pays. Devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères, M. Pompeo a été interrogé pour savoir si l’autorisation d’utiliser la force, donnée par le Congrès après les attentats du 11 septembre 2001, permettait aux États-Unis de frapper l’Iran.

« Je préfère laisser cela aux avocats », a répondu le chef de la diplomatie américaine au sénateur républicain Rand Paul, très critique des interventions américaines à l’étranger. « La question en ce qui concerne les liens de l’Iran avec el-Qaëda est très réelle. Ils ont hébergé el-Qaëda, ils ont autorisé el-Qaëda à traverser leur pays, a poursuivi M. Pompeo. Il ne fait aucun doute qu’il existe un lien entre la République islamique d’Iran et el-Qaëda. Point final. »

Il a revanche nié la suggestion du sénateur selon laquelle le placement lundi par les États-Unis des gardiens de la révolution – armée idéologique du régime iranien – sur leur liste noire des « organisations terroristes étrangères » visait à poser les bases juridiques d’une guerre. « Cela n’a pas fait partie du processus de prise de décision. La désignation a été une simple reconnaissance de la réalité », a défendu M. Pompeo, affirmant que l’Iran était derrière la mort de plus de 600 soldats américains en Irak après l’intervention internationale en 2003, lorsque Téhéran avait soutenu les forces chiites. « Je suis troublé par le fait que l’administration ne puisse pas dire sans ambiguïté qu’elle n’a pas reçu le pouvoir ou l’autorité de la part du Congrès pour faire la guerre à l’Iran », a relevé Rand Paul. « Dans un monde un tant soit peu sain, vous devriez revenir nous demander avant d’aller en Iran », a-t-il ajouté, rappelant que la Constitution américaine donnait le pouvoir de déclarer la guerre au Congrès.

Les Américains arrêtés en Arabie

Par ailleurs, le secrétaire d’État a affirmé hier avoir pressé l’Arabie saoudite de libérer des citoyens américains détenus lors d’une campagne de répression contre des militants des droits des femmes dans le royaume. M. Pompeo, qui d’ordinaire se montre prudent lorsqu’il fait part d’inquiétudes liées à l’Arabie, pays allié de l’administration Trump, a dit avoir personnellement parlé avec des responsables saoudiens « de chaque Américain dont nous savons qu’il a été arrêté à tort ». « Nous les avons exhortés à prendre une meilleure décision, en disant que ces gens devaient être relâchés », a dit M. Pompeo devant la commission des Affaires étrangères du Sénat. « Cela n’est pas cohérent avec la relation entre nos deux pays. Nous ne pensons pas non plus que ce soit dans l’intérêt des Saoudiens de faire cela », a-t-il ajouté. M. Pompeo a refusé d’identifier les citoyens américains détenus en Arabie saoudite, mais il a été interrogé à propos de Salah al-Haïdar par le sénateur démocrate Tim Kaine. Des militants ont indiqué que l’autre Américano-Saoudien à être détenu était l’écrivain et médecin Bader al-Ibrahim. Selon l’organisation ALQST, basée à Londres, cette campagne de répression est liée au soutien des personnes arrêtées à des militantes des droits des femmes dont le procès est en cours. Salah al-Haïdar est le fils de Aziza al-Youssef, une militante arrêtée il y a près d’un an et récemment libérée provisoirement aux côtés de deux autres militantes. Leur procès, très suivi, n’est toutefois pas terminé, et huit autres militantes sont toujours détenues.

Ces femmes sont jugées depuis la mi-mars par une cour pénale à Riyad sur la base d’accusations de contacts avec des médias étrangers, des diplomates et des organisations de défense des droits humains. Elles avaient notamment milité pour le droit des femmes à conduire et demandé la levée du système de tutelle, qui oblige les femmes à obtenir la permission d’un parent masculin pour de nombreuses démarches. Certaines des détenues disent avoir été victimes de torture et d’abus sexuels, ce que le gouvernement saoudien dément.

Source : AFP

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a accusé hier l’Iran d’avoir des liens avec le groupe jihadiste el-Qaëda, mais a refusé de dire si l’administration américaine disposait de la possibilité légale d’envahir le pays. Devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères, M. Pompeo a été interrogé pour savoir si l’autorisation d’utiliser la force, donnée par le Congrès après les attentats du 11 septembre 2001, permettait aux États-Unis de frapper l’Iran.« Je préfère laisser cela aux avocats », a répondu le chef de la diplomatie américaine au sénateur républicain Rand Paul, très critique des interventions américaines à l’étranger. « La question en ce qui concerne les liens de l’Iran avec el-Qaëda est très réelle. Ils ont hébergé el-Qaëda, ils ont autorisé...
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