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Liban - Diplomatie

Commerce et réfugiés au menu de la visite du président bulgare au Liban

Le chef de l’État Michel Aoun avec son homologue bulgare Roumen Radev. Photo ANI

Arrivé hier pour une visite de deux jours au Liban, le président bulgare, Roumen Radev, a été reçu par le chef de l’État, Michel Aoun, le président du Parlement, Nabih Berry, et le président du Conseil, Saad Hariri. Il a également rendu visite à la Chambre de commerce et d’industrie de Beyrouth et promis l’ouverture prochaine d’une ligne aérienne directe entre Sofia et Beyrouth.

En tête des dossiers évoqués par le chef de l’État bulgare figurait celui des réfugiés syriens. À ce sujet, et à l’issue de ses entretiens avec son hôte, le président Michel Aoun devait affirmer que le Liban souhaite concilier les positions russe et américaine pour organiser le retour des réfugiés syriens, soulignant que cette question est « une responsabilité internationale partagée ».

« Nous voulons concilier les positions américaine et russe concernant le dossier des déplacés et espérons arriver à des résultats », a affirmé le chef de l’État, à l’issue de la réunion avec son homologue bulgare. « Lutter contre le poids que représentent les déplacés syriens (pour le Liban) est une responsabilité internationale partagée », a-t-il souligné, appelant à une coopération rapide qui permettrait de mettre un terme « aux souffrances » des réfugiés et d’assurer leur retour « en toute sécurité ».

Moscou, un allié du régime syrien, a proposé d’organiser le rapatriement des réfugiés vers la Syrie, tandis que les États-Unis, après la récente visite du secrétaire d’État, Mike Pompeo, à Beyrouth, ont affirmé qu’ils comprenaient davantage la position du Liban à ce sujet, qui contredit la position de l’Union européenne, soucieuse d’un retour sûr et volontaire de ces déplacés, sachant que le Liban abrite quelque 1,5 million de réfugiés syriens, et que plusieurs dizaines de milliers de naissances d’enfants syriens sont enregistrées annuellement.

Le « grand problème du Liban »

De son côté, le président bulgare a souligné avoir discuté avec M. Aoun du « grand problème du Liban, la crise des réfugiés ». « Le Liban connaît la plus grande concentration de réfugiés par rapport à sa population », a-t-il ajouté, assurant que la Bulgarie, en tant que membre de l’Union européenne, contribue à soutenir financièrement l’effort d’accueil des réfugiés du Liban.

Partisan d’un retour inconditionnel des réfugiés syriens, indépendamment de tout règlement de la crise politique en Syrie, le président Aoun concède toutefois qu’un rapatriement de grande envergure ne peut être accompli sans que des « conditions socio-économiques favorables » ne soient assurées en Syrie, notamment via la reconstruction du pays.

Le président Aoun a par ailleurs indiqué avoir évoqué avec son homologue « les agressions israéliennes répétées » et souligné « le droit du Liban à exploiter le pétrole et le gaz sur son territoire et dans ses eaux territoriales ». « J’ai insisté sur l’importance pour Israël de respecter la résolution 1701 (de l’ONU) que ce pays s’emploie à violer », a-t-il souligné.

La résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU stipule que le Liban doit étendre son autorité à l’ensemble de son territoire, conformément aux dispositions des résolutions 1559 (2004) et 1680 (2006) et de l’accord de Taëf. Le texte réaffirme le respect de la ligne bleue et indique qu’aucune force armée, à part l’armée libanaise et la Force intérimaire de l’ONU au Liban, ne doit se trouver au sud de la rivière Litani.

Il a en outre réitéré la condamnation par le Liban « de la décision américaine de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le Golan ». « Cette reconnaissance menace non seulement la souveraineté d’un pays ami (la Syrie, NDLR) mais également de l’État libanais, qui possède des territoires progressivement grignotés par Israël, notamment les fermes de Chebaa, les collines de Kfar Chouba et la partie nord du village de Ghajar », a-t-il affirmé.

« La porte d’entrée de la Bulgarie »

Roumen Radev a pour sa part affirmé que Sofia « considère le Liban comme un de ses partenaires les plus importants au Proche-Orient ». Indiquant que les échanges commerciaux entre les deux pays atteignent près de 175 millions de dollars, M. Radev a appelé au développement de « nouvelles formes de coopération », notamment dans le secteur de la production. « Nous avons prouvé notre expertise dans le domaine de la construction de barrages et les systèmes électriques », a-t-il précisé.

M. Radev a estimé que le Liban est « la porte d’entrée de la Bulgarie vers le Proche-Orient et un modèle pour ce pays en ce qui concerne la diversité et la tolérance ». « Nous soutenons les efforts du Liban et du président Aoun pour le dialogue et la recherche de solutions pacifiques aux conflits aux Proche-Orient », a-t-il souligné.

Dans sa visite de deux jours à Beyrouth, le chef de l’État bulgare est accompagné de son épouse, Desislava Radeva. Avec la Première dame, Nadia Aoun, cette dernière a visité notamment hier soir le Musée national.

Arrivé hier pour une visite de deux jours au Liban, le président bulgare, Roumen Radev, a été reçu par le chef de l’État, Michel Aoun, le président du Parlement, Nabih Berry, et le président du Conseil, Saad Hariri. Il a également rendu visite à la Chambre de commerce et d’industrie de Beyrouth et promis l’ouverture prochaine d’une ligne aérienne directe entre Sofia et Beyrouth. En tête des dossiers évoqués par le chef de l’État bulgare figurait celui des réfugiés syriens. À ce sujet, et à l’issue de ses entretiens avec son hôte, le président Michel Aoun devait affirmer que le Liban souhaite concilier les positions russe et américaine pour organiser le retour des réfugiés syriens, soulignant que cette question est « une responsabilité internationale partagée ». « Nous voulons...
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