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Sport

La F1 se prépare à un casse-tête

Plusieurs écuries, principalement Mercedes, ont prévenu que le Brexit, spécialement s’il s’effectue sans accord, créera un cauchemar logistique pour la F1. James Ross/AAP/Reuters

À quel point le Brexit pourrait-il affecter le petit monde de la F1 ? Avec sept des dix écuries basées en Angleterre, la sortie du Royaume-Uni de l’Europe pourrait devenir un sacré casse-tête, même si certaines écuries se disent sereines. Plusieurs formations ont prévenu que le Brexit, spécialement s’il s’effectue sans accord, créera un cauchemar logistique pour la F1 : bon nombre des mécaniciens et ingénieurs ne sont pas britanniques, mais doivent aller et venir très fréquemment au siège des usines anglaises, qui commandent des pièces spécialisées pour les voitures venues des quatre coins du monde. Mais les opinions des différents acteurs diffèrent grandement sur le sujet.

Le patron de l’écurie Mercedes, Toto Wolff, a ainsi prévenu qu’un Brexit dur, sans accord, créerait « une pagaille infernale ». Le siège de l’équipe est basé dans le centre de l’Angleterre, non loin de Silverstone, comme beaucoup de ses congénères. « Le Brexit est une préoccupation majeure pour nous et devrait l’être pour tous ceux d’entre nous qui vivent et travaillent en Grande-Bretagne », avait affirmé Wolff lors des essais d’avant-saison. « Nous sommes des écuries de F1 qui voyagent pour disputer des courses au moins 21 fois par an, nous circulons dans et hors du Royaume-Uni, les personnes qui travaillent pour nous entrent et sortent du pays », avait précisé le dirigeant de l’écurie allemande, qui craint notamment les délais aux frontières que pourrait causer le Brexit. « Nous obtenons des pièces et des services à la dernière minute du Royaume-Uni, et toute perturbation majeure dans le domaine des frontières ou des taxes douanières nuirait considérablement à l’industrie de la F1 au Royaume-Uni », avait poursuivi Wolff. L’obtention des visas et permis de travail est aussi un sujet d’inquiétude pour Wolff, dont l’équipe emploie des personnels de 26 nationalités différentes.

David Richards, le patron de Motorpsort UK, qui gère les courses auto au Royaume-Uni, craint même que Mercedes ne doive se retirer de la F1 en cas de Brexit sans accord. En revanche, le directeur sportif de la F1, Ross Brawn, est plus serein et estime que les écuries ont d’ores et déjà préparé des plans à mettre en place en cas de Brexit. « Les équipes sont pleines de ressources et flexibles », juge-t-il. « Les écuries de F1 sont assez nomades et opèrent dans des pays hors de l’Union européenne de toute façon, donc je ne pense pas que ce sera catastrophique », avait-il dit au début du mois. « Il y aura des tensions, j’en suis sûr, et certains points seront douloureux, mais les équipes de F1 sont très bonnes pour faire face, donc je ne le vois pas comme un gros problème », avait ajouté Brawn.

Christian Horner, le patron de Red Bull, n’était pas non plus trop inquiet sur ce sujet, en marge du premier Grand Prix de la saison, à Melbourne en Australie. « La réalité, c’est que tout est normal, on va suivre les choses et quand – si – le Brexit se produit, alors nous ferons avec, mais bien sûr, on essaie de mettre en place un maximum de scénarios pour protéger nos opérations », a déclaré Horner. Red Bull, mais aussi McLaren, Williams, Racing Point et en partie Renault sont basées en Grande-Bretagne. Haas possède également une base en Angleterre, même si son siège est aux États-Unis. Le patron de Racing Point, Otmar Szafnauer, ne perd pas non plus le sommeil à l’approche de la date fatidique, mais estime que beaucoup de choses dépendent d’un éventuel accord. « Bien sûr, ce sera plus facile si nous n’avons pas un Brexit dur. Tout dépend de la forme du Brexit. Il y a des problèmes, mais aucun n’est insurmontable. C’est juste que ce sera la première fois que nous devrons faire face à ces obstacles, et comme le calendrier est serré, ça pourra avoir un impact », a-t-il estimé.

Gunther Steiner, le patron de l’écurie Haas, est en tout cas prêt à déménager sa succursale anglaise si les choses tournent mal : « Nous sommes une petite équipe. Si quelqu’un peut bouger rapidement, c’est nous. On prend juste notre caravane et on déménage dans un autre pays. »

Steven GRIFFITHS / AFP

À quel point le Brexit pourrait-il affecter le petit monde de la F1 ? Avec sept des dix écuries basées en Angleterre, la sortie du Royaume-Uni de l’Europe pourrait devenir un sacré casse-tête, même si certaines écuries se disent sereines. Plusieurs formations ont prévenu que le Brexit, spécialement s’il s’effectue sans accord, créera un cauchemar logistique pour la F1 : bon nombre des mécaniciens et ingénieurs ne sont pas britanniques, mais doivent aller et venir très fréquemment au siège des usines anglaises, qui commandent des pièces spécialisées pour les voitures venues des quatre coins du monde. Mais les opinions des différents acteurs diffèrent grandement sur le sujet.Le patron de l’écurie Mercedes, Toto Wolff, a ainsi prévenu qu’un Brexit dur, sans accord, créerait « une pagaille...
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