L’affaire Benalla empoisonne la vie politique française depuis juillet 2018. Jacques Demarthon/AFP
Nouveau coup de tonnerre dans l’affaire Benalla, qui éclabousse l’entourage d’Emmanuel Macron depuis l’été dernier : le Sénat, où l’opposition de droite est majoritaire, a saisi la justice non seulement du cas de l’ancien collaborateur du président Emmanuel Macron, mais aussi de ceux de trois hauts responsables de la présidence. Alexandre Benalla, son acolyte Vincent Crase et Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, sont soupçonnés d’avoir fait un faux témoignage devant la commission d’enquête sénatoriale qui les avait entendus sur l’affaire de ce collaborateur de l’Élysée poursuivi pour violences en marge d’une manifestation. Ce délit de faux témoignage est passible de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. Le bureau du Sénat a également décidé de transmettre à la justice les déclarations sous serment d’autres collaborateurs d’Emmanuel Macron, son bras droit, le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, et le général Lionel Lavergne, chef du groupe de sécurité de la présidence. La décision du bureau du Sénat a fait bondir la majorité, qui l’a considérée comme une déclaration de guerre. L’affaire Benalla empoisonne la vie politique française depuis juillet 2018, et les révélations par la presse qu’un homme filmé parmi des policiers, en train de frapper un jeune homme et de malmener une jeune femme à Paris lors des manifestations du 1er mai, était « un proche conseiller du président de la République ».

