La Belgique, la Croatie et les Pays-Bas ont ouvert hier dans la nuit le bal des éliminatoires pour l’Euro 2020 de football, une 16e édition qui inaugure un nouveau mode de qualification et une formule inédite à 12 pays hôtes.
Clash Belgique-Russie
Parmi les 10 rencontres – pour la plupart déséquilibrées – de la 1re journée des qualifications hier, le match entre la Belgique, 3e de la Coupe du monde 2018, et la Russie, pays hôte et quart de finaliste du dernier Mondial, faisait figure de choc. Même si la Sbornaïa n’a encore jamais battu les Diables rouges en cinq confrontations. La bande à Hazard, déjà qualifiée pour la phase finale de la Ligue des nations en juin, est la grande favorite de son groupe I, où l’Écosse devrait disputer à la Russie la 2e place (qualificative).
Finaliste malheureuse du Mondial, la Croatie entame, elle, sa campagne de qualification pour l’Euro 2020 face à la modeste sélection d’Azerbaïdjan, 108e nation au classement FIFA et dont la majorité des joueurs évoluent au pays entre Qarabag et Bakou. Le Ballon d’or Luka Modric et les siens ont hérité d’un groupe E largement à leur portée, où seuls le pays de Galles de Gareth Bale et la Slovaquie de Marek Hamsik paraissent en mesure de se mêler à la lutte pour les deux premiers sièges.
Qualifiés comme la Belgique pour le Final Four de la Ligue des nations, les Pays-Bas et leurs pépites de l’Ajax Amsterdam ouvrent les hostilités à domicile contre le Belarus (78e nation) dans le groupe C où, sauf énorme surprise, ils devraient truster avec l’Allemagne les deux tickets pour l’Euro 2020. Étincelants lors de leur qualification contre le Real Madrid en Ligue de champions, De Ligt, Van de Beek et De Jong, qui comptent déjà plusieurs sélections avec les Oranje, ont évidemment été rappelés pour cette rencontre par le sélectionneur Ronald Koeman dans une liste où l’on retrouve le roc de Liverpool van Dijk et le Lyonnais Depay.
Deux voies pour se qualifier
À l’issue des éliminatoires en novembre, les deux 1res équipes de leur groupe – formé de cinq ou six nations – seront qualifiées. À raison de 10 groupes, 20 sélections obtiendront leur ticket par cette voie.
En l’absence du pays organisateur, les quatre places restantes pour ce deuxième championnat d’Europe à 24 seront distribuées via la toute nouvelle Ligue des nations, dont la phase de groupes a eu lieu à l’automne dernier avec quatre Ligues de 12 équipes (de la Ligue A, la plus forte, à la Ligue D). Les quatre meilleures sélections de chaque Ligue disputeront ce sésame lors de barrages en mars 2020, sauf si elles se sont déjà qualifiées entre-temps via les éliminatoires. Dans ce cas, la place en barrages reviendra à la 5e meilleure équipe de la Ligue, puis à la 6e et ainsi de suite. Jusqu’à repêcher une ou plusieurs équipes de la Ligue B, voire C, pour disputer les barrages de la Ligue A. Une éventualité plus que probable étant donné que les équipes de la Ligue A, protégées par le système de tirage, ont souvent hérité de groupes peu relevés où plusieurs équipes de la Ligue B peuvent même sérieusement envisager la qualification.
Nouveauté de cette 16e édition du championnat d’Europe, l’organisation de l’Euro 2020 (12 juin-12 juillet) est partagée entre 12 villes dans autant de pays hôtes : Amsterdam, Bakou, Bilbao, Bucarest, Budapest, Copenhague, Dublin, Glasgow, Londres, Munich, Rome et Saint-Pétersbourg. Une idée de Michel Platini (ex-président de l’UEFA), qui souhaitait marquer le coup des 60 ans de la compétition et qui permet à plusieurs pays – comme l’Azerbaïdjan, la Roumanie ou l’Irlande notamment– d’accueillir pour la première fois un match de l’Euro. Londres et l’Angleterre se taillent toutefois la part du lion avec l’organisation de la finale et des demi-finales à Wembley, dans la « Maison du football ».
Source : AFP

