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Agenda - Mode

Aouni Saïdi présente sa nouvelle collection à Beyrouth

Aouni Saïdi (au milieu) lors de la séance d’essayages, le 13 mars, en compagnie du conseiller artistique Nidal Bcherraoui. Photo fournie par Naji Farah

Le couturier Aouni Saïdi va présenter prochainement sa nouvelle collection lors d’un défilé à Beyrouth, qui fera l’ouverture, le 26 mars, du Salon Designers and Brands – qui se déroule durant trois jours au BIEL.

Aouni Saïdi a déjà une très longue carrière de couturier derrière lui : sur les bancs de l’école à Tyr, il dessine déjà des vêtements pour femmes au grand dam de sa famille, composée de grands avocats. Il taille ensuite les tissus en prenant pour modèles ses sœurs, Amale et Samiha, et leurs amies, dans le vieux quartier du port. Très jeune, il ouvre un atelier où travaillent une vingtaine de jeunes femmes et hommes, afin de satisfaire les commandes d’une clientèle venant aussi bien de Beyrouth que des pays africains d’émigration. Plus tard, il s’installe à Beyrouth où son jeune frère Akram, en particulier, le seconde. Il doit par la suite fuir la capitale durant la guerre pour présenter ses collections dans divers pays comme l’Égypte et les États-Unis, avant de s’établir avec sa femme Hanane et leurs trois fils, Hassan, Rani et Rayan, à Paris.

Dans la capitale française, il se lance dans la mode en travaillant comme directeur de la haute couture chez Carven. C’était un rêve qui se réalisait, puisque déjà, lors de son premier défilé en 1958 à l’hôtel Saint-Georges sur le front de mer de Beyrouth, Mme Carven présentait en même temps sa nouvelle collection à proximité, à l’hôtel Phoenicia. À Paris, Aouni Saïdi a passé dans la maison Carven plusieurs années, de 1983 à 1996, avant son retour au pays où il ouvre sa propre maison.

À travers son nouveau défilé à Beyrouth, le couturier confie à notre collaborateur Naji Farah que son ambition est d’encourager les jeunes talents, dont son fils Rani vivant avec sa famille en France, qui a décidé de délaisser petit à petit son entreprise de sécurité pour se lancer sur les traces de son père. Aouni présentera une quarantaine de ses créations destinées à un public éclectique, des robes pour toutes les formes abondant de couleurs, qu’il décrit comme « habillant aussi bien la pulpeuse femme orientale aux contours bien dessinés que les dames européennes aux élégants corps minces à ravir ».

Le couturier Aouni Saïdi va présenter prochainement sa nouvelle collection lors d’un défilé à Beyrouth, qui fera l’ouverture, le 26 mars, du Salon Designers and Brands – qui se déroule durant trois jours au BIEL. Aouni Saïdi a déjà une très longue carrière de couturier derrière lui : sur les bancs de l’école à Tyr, il dessine déjà des vêtements pour femmes au grand dam de sa famille, composée de grands avocats. Il taille ensuite les tissus en prenant pour modèles ses sœurs, Amale et Samiha, et leurs amies, dans le vieux quartier du port. Très jeune, il ouvre un atelier où travaillent une vingtaine de jeunes femmes et hommes, afin de satisfaire les commandes d’une clientèle venant aussi bien de Beyrouth que des pays africains d’émigration. Plus tard, il s’installe à Beyrouth où son jeune frère...