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Sport - Football

Löw sous pression après l’éviction des trois vedettes de la Mannschaft

Le sélectionneur allemand risquera gros, ce soir et dimanche, avec les deux premiers matches de l’année.

Avec l’éviction de la Mannschaft de Thomas Müller, Mats Hummels et Jérôme Boateng – tous trois champions du monde en 2014 au Brésil –, Joachim Löw a secoué toute l’Allemagne du football. D’autant que le trio est encore à l’âge où les internationaux sont souvent au sommet de leur art. Tobias Schwarz/AFP

Pro et anti-Joachim Löw sont d’accord sur un point : en mettant brutalement à la retraite internationale trois champions du monde, le sélectionneur allemand s’est mis lui-même sous pression avant les deux premiers matches de l’année. Ce soir, sa Mannschaft rajeunie accueille la Serbie à Wolfsburg (à 21h45 à Beyrouth) en match de préparation, avant de débuter les qualifications pour l’Euro 2020 dimanche par un choc contre les Pays-Bas à Amsterdam (également à 21h45 à Beyrouth).

« L’avenir de Joachim Löw comme sélectionneur va dépendre de sa capacité à réussir le rajeunissement de façon à ce que l’Allemagne soit de nouveau une candidate au titre à l’Euro 2020 et à ce que son équipe ne plie pas les voiles honteusement dès la fin du 1er tour comme (au Mondial) en Russie », mettait en garde lundi Kicker, le magazine du foot allemand.

Car en annonçant le 5 mars l’éviction de Thomas Müller, Mats Hummels et Jérôme Boateng, Löw a non seulement pris les trois stars du Bayern Munich à contre-pied, mais également toute l’Allemagne du football. Combien de fois, ces dernières années, avait-il insisté sur l’importance « de l’équilibre entre jeunesse et expérience » ? Et sur la nécessité pour les jeunes d’avoir « des joueurs cadres pour s’orienter » ? Et même après la débâcle de l’élimination au 1er tour du Mondial 2018, il n’avait rien lâché de ses sacro-saints principes, reconduisant son ossature de champions du monde 2014 pour les premiers matches de la saison en septembre. Au point d’être vivement critiqué pour sa « fidélité aveugle » à sa vieille garde de héros du Brésil. Il avait fallu la descente en novembre en Ligue B des nations, une nouvelle humiliation, pour qu’il consente à rajeunir l’effectif. Mais jamais il n’avait prononcé de paroles définitives, promettant à ses grognards « laissés au repos » (Khedira et Boateng notamment) qu’ils reviendraient dès que leurs performances le justifieraient de nouveau.

Attention au tangage

Le changement de cap a été brutal. Et mal compris par beaucoup. « Il donne l’impression d’abandonner ses fondamentaux après 13 ans à la tête de la sélection et de gouverner en violant des règles qu’il avait toujours suivies obstinément », s’étonne Kicker, à l’unisson des experts du pays. Certes, la poule de qualification de l’Allemagne pour l’Euro, avec les Pays-Bas, l’Irlande du Nord, l’Estonie et le Belarus (les deux premiers sont qualifiés) est abordable. Mais si l’équipe tangue, Löw tanguera avec! « Quand on prend de telles décisions, on sait qu’on prend un certain risque », a admis hier le sélectionneur. « Que ma position dépende de la façon dont nous jouons et des résultats, je le sais depuis des années. Il n’y a rien de nouveau pour moi », a-t-il ajouté.

Jürgen Klinsmann lui-même, son mentor et prédécesseur au poste de sélectionneur, semble ne pas comprendre : « Personnellement, j’espère que la porte est encore ouverte pour les trois joueurs », a-t-il dit dans une interview à l’agence sportive SID, « parce que ce sont bien sûr des joueurs de haut niveau, ils sont champions du monde. Et si le besoin se faisait sentir, il serait extrêmement important de pouvoir recourir à un Thomas Müller, un Mats Hummels ou un Jérôme Boateng ». D’autant que le trio est encore à l’âge où les internationaux sont souvent au sommet de leur art : 29 ans pour Müller, et 30 ans pour Hummels et Boateng.

La Serbie, ce soir, et les Pays-Bas, dimanche, donneront les premiers éléments de réponse.

Source : AFP

Pro et anti-Joachim Löw sont d’accord sur un point : en mettant brutalement à la retraite internationale trois champions du monde, le sélectionneur allemand s’est mis lui-même sous pression avant les deux premiers matches de l’année. Ce soir, sa Mannschaft rajeunie accueille la Serbie à Wolfsburg (à 21h45 à Beyrouth) en match de préparation, avant de débuter les qualifications pour l’Euro 2020 dimanche par un choc contre les Pays-Bas à Amsterdam (également à 21h45 à Beyrouth).« L’avenir de Joachim Löw comme sélectionneur va dépendre de sa capacité à réussir le rajeunissement de façon à ce que l’Allemagne soit de nouveau une candidate au titre à l’Euro 2020 et à ce que son équipe ne plie pas les voiles honteusement dès la fin du 1er tour comme (au Mondial) en Russie », mettait en...
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