Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Tournée

En Afrique de l’Est, Macron vante des partenariats « respectueux »

Emmanuel Macron a visité hier la base militaire française à Djibouti. Ludovic Marin/Pool AFP

Le président français Emmanuel Macron a vanté hier au premier jour de sa tournée en Afrique de l’Est les partenariats « respectueux » proposés par son pays face à l’influence chinoise grandissante, avant de visiter des églises enterrées en Éthiopie, joyau du patrimoine mondial que la France veut aider à préserver.

À Djibouti, le président français a insisté sur la situation stratégique de cette ancienne colonie française, nichée à l’entrée de la mer Rouge sur une des routes maritimes les plus empruntées au monde. Ce pays de la Corne de l’Afrique, qui abrite la plus importante base militaire française à l’étranger, est « le point d’entrée » de la région, a insisté M. Macron lors d’une conférence de presse avec son homologue, Ismaïl Omar Guelleh. « Djibouti a joué un rôle majeur dans la sécurisation de la Somalie. Notre souhait est de poursuivre cette coopération (...) et d’intensifier la lutte contre la piraterie », a-t-il ajouté, avant de se rendre à la base militaire française.

L’enjeu pour la France est de conserver son influence dans un pays qui suscite les convoitises des grandes puissances, notamment de la Chine, qui y a ouvert en 2017 sa première base à l’étranger. Djibouti est situé le long de la route maritime censée permettre à la Chine de rejoindre l’Afrique et l’Europe par la mer de Chine et l’océan Indien, dans le cadre du projet de nouvelles routes de la soie.

Cette initiative majeure a vu Pékin prêter des sommes importantes à plusieurs pays en développement d’Asie et d’Afrique pour améliorer leurs infrastructures et faciliter le commerce. À Djibouti, la Chine a notamment financé la construction de ports et d’une ligne ferroviaire jusqu’à Addis-Abeba. Des experts ont mis en garde ces pays sur leur capacité à rembourser leur dette à la Chine, mais ceux-ci considèrent cet endettement comme un pari sur l’avenir. « Je ne voudrais pas que des investissements internationaux viennent affaiblir la souveraineté de nos partenaires », a déclaré M. Macron, au sujet de cette présence chinoise. « Les entreprises (françaises) sont en mesure de proposer un partenariat respectueux. »

À la mi-journée, le chef de l’État français s’est envolé pour Lalibela, à 680 km au nord d’Addis-Abeba, où il a visité des églises rupestres du XIIIe siècle, classées par l’Unesco au patrimoine mondial, en compagnie notamment du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed. Emmanuel Macron a promis de « financer et accompagner le travail avec les Éthiopiens pour restaurer ces églises » menacées par l’érosion, taillées dans une roche fragile qui se désagrège sous la pluie. Un modèle de la « diplomatie culturelle » que veut mener la France. M. Macron devait conclure sa journée par un dîner d’État à Addis-Abeba.

Source : AFP

Le président français Emmanuel Macron a vanté hier au premier jour de sa tournée en Afrique de l’Est les partenariats « respectueux » proposés par son pays face à l’influence chinoise grandissante, avant de visiter des églises enterrées en Éthiopie, joyau du patrimoine mondial que la France veut aider à préserver.À Djibouti, le président français a insisté sur la situation stratégique de cette ancienne colonie française, nichée à l’entrée de la mer Rouge sur une des routes maritimes les plus empruntées au monde. Ce pays de la Corne de l’Afrique, qui abrite la plus importante base militaire française à l’étranger, est « le point d’entrée » de la région, a insisté M. Macron lors d’une conférence de presse avec son homologue, Ismaïl Omar Guelleh. « Djibouti a joué un...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut