Le président iranien Hassan Rohani lors d'une conférence de presse, en marge de la 73e Assemblée générale de l'ONU, à New York, le 26 septembre 2018. Photo d'archive REUTERS / Brendan McDermid
Le président iranien Hassan Rohani a vanté lundi matin la relation "spéciale" entre son pays et Bagdad avant de décoller de Téhéran pour une visite de trois jours en Irak, selon des images de la télévision d'Etat iranienne.
"La relation entre l'Iran et l'Irak est spéciale", a déclaré M. Rohani à l'aéroport Mehrabad de Téhéran peu avant 9h00 (5h30 GMT). "Nous avons soutenu le peuple irakien en des jours très difficiles et maintenant, en ces jours de paix et de sécurité, nous sommes encore à son côté", a ajouté M. Rohani en faisant référence au soutien apporté par Téhéran aux autorités de Bagdad contre le groupe Etat islamique. "On ne peut pas comparer la relation de l'Iran avec l'Irak avec celle qu'entretiennent les Etats-Unis" avec Bagdad, a encore déclaré M. Rohani. "Les Etats-Unis sont méprisés dans la région. Les bombes que les Américains ont larguées sur la population irakienne et syrienne ou d'autres pays ne peuvent être oubliées alors que les peuples de la région se souviendront de la fraternité dont fait preuve l'Iran à leur égard".
La visite de M. Rohani en Irak est sa première dans ce pays depuis son accession à la présidence de la République islamique en août 2013.
L'Iran et l'Irak se sont affrontés de 1980 à 1988 dans la dernière guerre totale du XXe siècle. Le conflit entre les deux pays voisin aurait fait 680.000 morts et disparus (180.000 côté irakien et 500.000 côté iranien). Les relations entre les deux pays se sont nettement améliorées après la chute du dictateur irakien Saddam Hussein en 2003 et l'émergence à Bagdad d'un pouvoir dominé par la communauté chiite, majoritaire en Irak.
Deuxième fournisseur de l'Irak , après la Turquie, pour les produits importés, l'Iran souffre du rétablissement des sanctions américaines consécutif au retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire signé trois ans auparavant.
Pris en étau entre ses deux grands alliés eux-mêmes ennemis, Téhéran et Washington, l'Irak a obtenu des Etats-Unis une exemption temporaire lors de l'entrée en vigueur du dernier train de sanctions américaines contre l'Iran.
Au cours de sa visite, M. Rohani doit rencontrer le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi, le président Barham Saleh et le grand ayatollah Ali Sistani, personnalité très influente dans la politique irakienne et référence religieuse pour de très nombreux chiites iraniens.
"La relation entre l'Iran et l'Irak est spéciale", a déclaré M. Rohani à l'aéroport Mehrabad de Téhéran peu avant 9h00 (5h30 GMT). "Nous avons soutenu le peuple irakien en des jours très difficiles et maintenant, en ces jours de paix et de sécurité, nous sommes encore à son côté", a ajouté M. Rohani en faisant référence au soutien apporté par Téhéran aux autorités de Bagdad contre le groupe Etat islamique. "On ne peut pas comparer la relation de l'Iran avec l'Irak avec celle qu'entretiennent les Etats-Unis" avec Bagdad, a encore déclaré M. Rohani. "Les Etats-Unis sont méprisés dans la...


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