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Dernières Infos - Liban

Raï appelle les responsables à "arrêter d'appauvrir le peuple"

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, prononçant son homélie, le 3 mars 2019, en la cathédrale Saint Stéphane de Batroun. Photo Ani

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a appelé dans son homélie du dimanche, prononcée en la cathédrale Saint Stéphane de Batroun (Liban-Nord), les responsables libanais à "arrêter d'appauvrir et de priver le peuple".

"Notre peuple est privé des moyens les plus élémentaires de vivre en toute dignité, notamment en ce qui concerne une nourriture saine, les soins de santé, le travail, le logement et l'éducation", a regretté Mgr Raï. Il a dans ce contexte "demandé au pouvoir politique d'arrêter d'appauvrir et priver le peuple". "Comment le gouvernement peut-il tenir ses promesses, alors qu'il fait subir au Trésor de nouvelles dépenses onéreuses, sans présenter de plan pour limiter la dette publique, sans clôturer les comptes de l’État, sans mettre un terme à la corruption ?", s'est-il interrogé. 

La dette publique brute libanaise a atteint 85,1 milliards de dollars fin 2018, en hausse de 7 % en glissement annuel. Le dernier bilan financier annuel voté au Liban était celui de 2003 (voté en 2005), alors que selon l’article 87 de la Constitution le budget d’une année ne peut être publié avant que le bilan arrêté de l’année précédente ne soit voté par le Parlement.

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a appelé dans son homélie du dimanche, prononcée en la cathédrale Saint Stéphane de Batroun (Liban-Nord), les responsables libanais à "arrêter d'appauvrir et de priver le peuple"."Notre peuple est privé des moyens les plus élémentaires de vivre en toute dignité, notamment en ce qui concerne une nourriture saine, les soins de santé, le travail, le logement et l'éducation", a regretté Mgr Raï. Il a dans ce contexte "demandé au pouvoir politique d'arrêter d'appauvrir et priver le peuple". "Comment le gouvernement peut-il tenir ses promesses, alors qu'il fait subir au Trésor de nouvelles dépenses onéreuses, sans présenter de plan pour limiter la dette publique, sans clôturer les comptes de l’État, sans mettre un terme à la corruption ?", s'est-il interrogé. La dette...