Le constructeur automobile espagnol Seat (groupe Volkswagen) a dévoilé en fin de semaine dernière sa récente concept-car tout électrique à deux sièges, baptisée Minimo. Sergio Perez/Reuters
Le projet de véhicule électrique développé par Apple, objet de rumeurs récurrentes, pourrait être un van plutôt qu’une voiture de tourisme, a rapporté Manager Magazine. Le mensuel allemand, citant plusieurs sources, précise que des prototypes peints en noir et argent ont été observés. L’article, qui ne fournit pas plus de détails, ajoute que des ingénieurs au siège du groupe américain à Cupertino (Californie) travaillent à présent sur l’intérieur du véhicule, qui serait aussi un modèle sans conducteur. Sollicité par la presse et les agences internationales pour en savoir plus, Apple s’est refusé à tout commentaire.
Parallèlement, toujours dans le domaine de la mobilité électrique, le ministre français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé en fin de semaine dernière que la Pologne rejoignait la France et l’Allemagne dans une alliance européenne destinée à développer la production de batteries pour les véhicules. Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large pour créer « une nouvelle stratégie européenne, beaucoup plus volontariste que celle qui existe aujourd’hui (...), pour une industrie puissante, indépendante, autonome », entre la Chine et les États-Unis – de loin plus avancés dans le domaine des batteries pour véhicules électriques –, a expliqué M. Le Maire lors d’une conférence de presse donnée à Varsovie avec la ministre polonaise de l’Entrepreneuriat et des Technologies, Jadwiga Emilewicz. La Pologne possède « l’expertise et des compétences très concrètes » dans le domaine du recyclage des batteries, et c’est dans ce secteur qu’elle doit participer à cette entreprise commune, a encore indiqué M. Le Maire. Il s’agira d’un consortium d’entreprises privées couvrant toute la filière, de la recherche fondamentale et de l’extraction des matières premières (le cobalt et le lithium) jusqu’à l’installation des batteries sur les voitures, a-t-il précisé.
BMW avec Daimler
Par ailleurs, les constructeurs allemands BMW et Daimler ont annoncé vouloir investir « plus d’un milliard d’euros » dans leur nouvelle offre commune de mobilité urbaine, notamment dans l’autopartage. Les deux groupes, qui veulent concurrencer le géant du secteur Uber, se lancent toutefois avec retard dans l’offre de services et de technologies de mobilité grand public. Les grands constructeurs essayent ainsi de se préparer au déclin annoncé de la voiture particulière.
La nouvelle offre sera composée de cinq entreprises communes, allant de l’autopartage (ShareNow) à une application permettant de trouver la prochaine borne de recharge pour voitures électriques (ChargeNow), ou encore de réserver à l’avance des places de parking (ParkNow). S’y ajoutent une application de commande de taxis (FreeNow) et une application permettant de planifier des trajets utilisant plusieurs services (transports en commun, autopartage, vélos, etc.), qui sera baptisée ReachNow. Ces entreprises réunissent au total 14 marques des deux groupes, aujourd’hui utilisées par près de 60 millions de clients, précisent les deux constructeurs. Sur l’autopartage uniquement, les services actuels Car2Go (Daimler) et DriveNow (BMW) rassemblent plus de 20 000 voitures utilisées par 4 millions de clients dans 31 villes. Désormais, dans les villes où ces deux sociétés sont actives simultanément (Berlin, Milan, Vienne et Bruxelles), les voitures de DriveNow et Car2Go sont proposées sur une même carte, via leurs applications respectives. Actuellement présentes surtout en Europe et en Amérique du Nord, les deux entreprises ont annoncé leur volonté d’étendre leurs services à d’autres régions du monde. En outre, BMW et Daimler n’excluent pas de futurs partenariats ou acquisitions pour nourrir l’offre de leur plateforme.
Selon le cabinet de conseil PwC, les constructeurs automobiles pourraient être marginalisés par les entreprises technologiques, qui disposent de davantage de liquidités, s’ils ne développent pas des services basés sur l’usage des véhicules.
Sources : agences


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