Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Tensions

Le Pakistan va libérer un pilote indien en un « geste de paix »

Des activistes islamistes radicaux pakistanais ont manifesté contre l’Inde, hier à Islamabad. AFP/Aamir Qureshi

Le Pakistan va libérer aujourd’hui un pilote de l’armée de l’air indienne capturé mercredi en un « geste de paix » à l’égard de l’Inde, a indiqué jeudi son Premier ministre Imran Khan après trois jours de crise aiguë entre les deux puissances nucléaires.

Ce geste d’ouverture survient après deux journées de dangereuse confrontation militaire entre les deux pays voisins, la communauté internationale craignant que leurs dirigeants ne perdent le contrôle de la situation.

« En un geste de paix, nous libérerons le pilote indien demain (vendredi) », a déclaré Imran Khan devant le Parlement, qui l’a chaudement applaudi. Aucun détail n’a filtré dans l’immédiat sur la manière dont serait organisé le retour du pilote dans son pays. Pour autant « notre désir de désescalade ne devrait pas être interprété comme une faiblesse » par le Premier ministre indien Narendra Modi, a averti M. Khan, ajoutant toutefois qu’il avait « essayé de (lui) parler » mercredi soir. « Nous ne devrions même pas penser à la guerre, particulièrement vu la létalité des armes que les deux pays détiennent », a-t-il observé en référence à leur arsenal nucléaire. « J’ai peur des mauvais calculs », a insisté Imran Khan.

L’armée pakistanaise avait affirmé mercredi avoir capturé le pilote après avoir abattu deux avions indiens dans son espace aérien, dont l’un serait tombé au Cachemire indien et l’autre au Cachemire pakistanais. Elle avait publié des images du pilote, le lieutenant-colonel Abhinandan Varthaman, et assuré l’avoir bien traité.

New Delhi avait de son côté reconnu avoir perdu un Mig-21 dans les affrontements et exigé le « retour immédiat et en toute sécurité » de son pilote, devenu entre-temps un héros dans son pays.

« Geste extraordinaire »

Pour l’analyste pakistanais Hasan Askari, sa libération représente « un geste extraordinaire ». « Normalement, on ne renvoie pas les gens comme lui aussi rapidement. »

En Inde même, l’annonce de M. Khan a été saluée comme une victoire diplomatique pour New Delhi, les commentateurs estimant qu’Islamabad avait cédé sous la pression. M. Modi avait auparavant usé d’un ton peu conciliant l’égard du Pakistan, dénonçant sans le nommer un « ennemi (qui) essaye de déstabiliser l’Inde ». M. Modi briguera au printemps un second mandat et est sous forte pression de l’opinion publique indienne pour se montrer inflexible face au Pakistan. L’Inde reste « à un stade accru » de vigilance face au Pakistan, a par ailleurs déclaré hier l’armée indienne.

Les appels à la vengeance et aux représailles se sont multipliés en Inde depuis l’attentat-suicide qui a coûté la vie à plus de 40 paramilitaires au Cachemire indien le 14 février et qui avait été revendiqué par un groupe islamiste basé au Pakistan, le Jaish-e-Mohammed (JeM).

La crise a éclaté mardi lorsque des avions de l’armée de l’air indienne ont pénétré dans l’espace aérien pakistanais et mené une « frappe préventive » contre ce que New Delhi a décrit comme un vaste camp d’entraînement du JeM. Elle s’est poursuivie mercredi avec des incursions aériennes de part et d’autre et l’annonce de la perte des avions et de la capture du pilote indien.

Source : AFP

Le Pakistan va libérer aujourd’hui un pilote de l’armée de l’air indienne capturé mercredi en un « geste de paix » à l’égard de l’Inde, a indiqué jeudi son Premier ministre Imran Khan après trois jours de crise aiguë entre les deux puissances nucléaires.Ce geste d’ouverture survient après deux journées de dangereuse confrontation militaire entre les deux pays voisins, la communauté internationale craignant que leurs dirigeants ne perdent le contrôle de la situation. « En un geste de paix, nous libérerons le pilote indien demain (vendredi) », a déclaré Imran Khan devant le Parlement, qui l’a chaudement applaudi. Aucun détail n’a filtré dans l’immédiat sur la manière dont serait organisé le retour du pilote dans son pays. Pour autant « notre désir de désescalade ne...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut