Pour être heureux, passez votre retraite à l’hôtel, conseille un Américain
Pour passer une retraite heureuse, oubliez la résidence pour seniors, assure Terry Robinson. Ce Texan de 64 ans a choisi l’hôtel, selon lui moins cher et aux prestations imbattables. « Pas de résidence médicalisée pour nous, on va réserver une chambre dans un Holiday Inn », a-t-il écrit dans un message sur Facebook repéré par ABC News, qui avait été partagé 116 000 fois mardi. Le presque retraité a fait ses comptes : au lieu de payer 188 dollars par jour dans un établissement spécialisé, il ne paierait que 60 dollars à l’hôtel, en cumulant les réductions seniors et long séjour, avec petit-déjeuner et, pour certains, « happy hours » inclus. Ce qui laisse un budget de 128 dollars pour les repas, le service de blanchisserie et autres dépenses. Cet habitant de Spring, au Texas, aurait l’accès gratuit à la salle de musculation, à la piscine et au sauna de l’hôtel. Et, autre avantage, il aurait du dentifrice, du gel douche et même un rasoir à disposition dans une chambre faite régulièrement. « En comptant cinq dollars par jour de pourboire, vous aurez toute une équipe prête à vous aider, qui vous traitera comme un client et pas comme un patient », explique Terry Robinson. « Les femmes de chambre passent vérifier que tout va bien et, dans le cas contraire, elles appellent une ambulance... ou la morgue », ajoute-t-il. En cas d’accident, les frais sont pris en charge par Medicare, le programme public d’assurance-santé pour les seniors. Et à quelque chose malheur est bon, « le Holiday Inn vous surclassera dans une suite pour le restant de vos jours ». Pour se déplacer, Terry Robinson a choisi un hôtel à proximité d’une ligne de bus, gratuit pour les retraités. Les bus pour handicapés sont également une option, « si vous faites bien semblant de boiter », plaisante le sexagénaire. Et pour ceux qui ont la bougeotte, Terry Robinson rappelle qu’on peut changer d’hôtel, ou même de ville. « Vous voulez aller à Hawaï, il y a aussi un Holiday Inn » et, contrairement à une maison de retraite, où il faut réserver des mois à l’avance, on y prend une chambre dans la journée. Interrogé sur son intention de sauter le pas, le Texan a répondu que c’était « de l’humour, mais pas une blague. Je considère vraiment ça comme une option, mais peut-être pas dans un Holiday Inn ».
Les paillettes biodégradables, la tendance écolo du carnaval de Rio
À Rio de Janeiro, difficile d’imaginer le carnaval sans une pluie de paillettes, mais de plus en plus de Brésiliens commencent à utiliser pour leurs déguisements des produits biodégradables pour que les microparticules de plastique ne se déversent plus dans l’océan. Ces microparticules qui brillent de mille feux sur les visages et les corps sont très polluantes et représentent une vraie menace pour la faune marine : quand on se lave, elles tombent dans les égouts et terminent dans la mer. « J’utilisais toujours beaucoup de paillettes, je trouvais ça génial. Mais quand j’ai découvert qu’elles étaient faites de plastique et d’aluminium, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose pour changer ça », explique Frances Sansão (29 ans), en pleins préparatifs pour le carnaval qui débute officiellement demain. Cette architecte de formation a lancé il y a deux ans la marque Pura Bioglitter et fait figure de pionnière dans le marché des paillettes écologiques au Brésil. L’importation de produits déjà existants venant de Grande-Bretagne ou des États-Unis étant trop chère pour être viable, Frances a décidé de les fabriquer elle-même. En s’inspirant de recettes de cuisine véganes, elle a testé plusieurs formules, avant d’obtenir la meilleure, à base d’algues et de pierres de mica. Contrairement aux paillettes industrielles, les écologiques ont des formes irrégulières et ont un aspect métallisé, le mica brillant moins que l’aluminium. L’une de ses clientes, Denise Davidson, chef dans un restaurant, est conquise : « C’est vraiment bien mieux que les paillettes industrielles. Nous vivons dans une époque où l’on fait plus attention à la nature, je crois que beaucoup de gens commencent à utiliser » des produits biodégradables. Et même si la demande ne cesse d’augmenter, Frances ne croit pas qu’il soit possible de fabriquer des paillettes biodégradables à échelle industrielle à des prix compétitifs. C’est pourquoi elle conseille à ceux qui continuent d’utiliser des paillettes à base de plastique de les retirer du corps et de les jeter à la poubelle avant de se doucher, pour éviter que les particules ne se jettent dans la mer. Mais ceux qui préfèrent la version écologique peuvent faire la fête avec la conscience tranquille.
Source : AFP


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