Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré hier le président russe Vladimir Poutine à Moscou. Maxim Shemetov/AFP
En visite officielle à Moscou, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré hier que le fait d’expulser les Iraniens ainsi que tous les combattants étrangers de Syrie faisait également partie des objectifs clairs de la Russie. Une source diplomatique a indiqué en outre au Haaretz que le président russe Vladimir Poutine n’avait pas limité les actions d’Israël en Syrie. Benjamin Netanyahu a déclaré que la réunion avec Vladimir Poutine avait été « bonne et productive », soulignant que ce dernier avait accepté son invitation à se rendre à Jérusalem. Dans un tweet hier, le président russe a annoncé qu’il participerait à la cérémonie d’inauguration d’un nouveau monument à Jérusalem commémorant les victimes et les survivants du siège de Leningrad lors de la Seconde Guerre mondiale. Aucune date n’a encore été fixée pour cette visite. Le Premier ministre israélien a ajouté que les deux hommes avaient principalement parlé de l’enracinement de l’Iran en Syrie et du système de défense aérien S-300 que la Russie avait livré aux forces syriennes en septembre.
Le Premier ministre israélien a mis en garde hier contre la « menace » que représente selon lui l’Iran, principal allié avec la Russie du régime de Damas. « La plus grande menace pour la stabilité et la sécurité de la région, c’est l’Iran, et nous ferons tout pour écarter cette menace », a déclaré M. Netanyahu au début de cette rencontre au Kremlin. Vladimir Poutine a pour sa part estimé « très important de discuter des questions de sécurité de la région ».
L’Iran, le Hezbollah et la Russie sont les alliés du régime de Bachar el-Assad. M. Netanyahu répète à l’envi qu’il ne laissera pas l’Iran, grand ennemi d’Israël, se servir de la Syrie comme tête de pont militaire. À Moscou, le Premier ministre israélien était notamment accompagné au Kremlin de son chef du Conseil de sécurité nationale, Meir Ben-Shabbat, et du chef du renseignement militaire Tamir Heiman.
Avant de décoller pour la Russie, il avait indiqué vouloir discuter avec le président russe des « moyens d’empêcher l’Iran de s’enraciner en Syrie, d’empêcher que s’enracine un pays qui dit ouvertement que son objectif est de nous détruire ».
Dimanche, M. Netanyahu avait déjà qualifié les discussions à venir de « très importantes » pour assurer « la liberté d’action » israélienne en Syrie contre l’Iran et le Hezbollah libanais, tout en évitant les frictions avec les forces russes.
Longtemps, Israël est resté discret sur ses opérations syriennes. Mais M. Netanyahu a indiqué en janvier que l’aviation avait frappé ces dernières années des « centaines » de cibles iraniennes ou du Hezbollah en Syrie. Cette rencontre constitue le premier face-à-face prolongé entre MM. Netanyahu et Poutine depuis le 17 septembre 2018, date à laquelle des batteries syriennes avaient abattu par erreur un avion russe lors d’une opération aérienne israélienne. La mort de 15 soldats russes avait provoqué de sérieuses tensions entre la Russie et Israël et remis en cause la liberté d’action revendiquée par Israël en Syrie. Depuis le 17 septembre, MM. Netanyahu et Poutine se sont parlés à plusieurs reprises par téléphone, mais ne se sont vus que brièvement le 11 novembre à Paris en marge des commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale.
Source : agences


ET ROHANI S,INQUITE AUPRES DE POUTINE DE LA MENACE ISRAELIENNE BIEN PLUS DANGEREUSE POUR L,IRAN...
14 h 32, le 01 mars 2019